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	<title>Cdroit</title>
	<link>http://chulak.midprod.com/~cdroit/</link>
	<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;CE QUE NOUS SOUHAITONS : ASSISTER LES PROFESSIONNELS DU DROIT DANS LEURS RECHERCHES ; PROMOUVOIR LEURS DISCIPLINES AUPRES DES ENTREPRISES ET DES PARTICULIERS.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.wikio.fr/blogs/top/droit&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://external.wikio.fr/blogs/top/getrank?url=http://www.cdroit.com&amp;cat=droit&quot; border=0 alt=&quot;Wikio - Top des blogs - Droit&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>



	



	<item>
		<title>Les Instruments D&#233;riv&#233;s : technique de gestion de la dette des collectivit&#233;s locales</title>
		<link>http://www.cdroit.com/spip.php?article35</link>
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		<dc:date>2008-03-14T20:15:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas DAVILA</dc:creator>

<category domain="http://www.cdroit.com/spip.php?rubrique33">7.4. La dette des collectivit&#233;s locales</category>


		<description>Dans le cadre d'une gestion active de la dette, les collectivit&#233;s locales ont la possibilit&#233; de se pr&#233;munir contre le risque de taux d'int&#233;r&#234;t en recourant &#224; divers instruments financiers &#224; base de D&#233;riv&#233;s. Explications, par Nicolas Davila. &lt;br /&gt;Qu'elles aient un encours &#224; taux fixe ou index&#233;, les collectivit&#233;s locales sont toujours expos&#233;es &#224; un risque de taux. C'est la prise en compte de ce risque qui a conduit les collectivit&#233;s &#224; s'int&#233;resser aux instruments de gr&#233; &#224; gr&#233;. Il existe deux cat&#233;gories (...)


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&lt;a href="http://www.cdroit.com/spip.php?rubrique33" rel="directory"&gt;7.4. La dette des collectivit&#233;s locales&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Dans le cadre d'une gestion active de la dette, les collectivit&#233;s locales ont la possibilit&#233; de se pr&#233;munir contre le risque de taux d'int&#233;r&#234;t en recourant &#224; divers instruments financiers &#224; base de D&#233;riv&#233;s. Explications, par Nicolas Davila.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Qu'elles aient un encours &#224; taux fixe ou index&#233;, les collectivit&#233;s locales sont toujours expos&#233;es &#224; un risque de taux. C'est la prise en compte de ce risque qui a conduit les collectivit&#233;s &#224; s'int&#233;resser aux instruments de gr&#233; &#224; gr&#233;. Il existe deux cat&#233;gories principales :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#183;	Les instruments de couverture ont pour effet de modifier un taux ou de le figer. Il s'agit alors d'une couverture ferme qui engage irr&#233;vocablement les deux parties (la banque et la collectivit&#233;) et qui, par ses effets, revient &#224; transformer la structure de l'encours existant (les swaps) ou &#224; anticiper la structure de la dette non encore contract&#233;e (FRA).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#183;	Les instruments de garantie correspondent &#224; une couverture conditionnelle qui engage irr&#233;vocablement l'une des parties (g&#233;n&#233;ralement la banque) tout en laissant une option &#224; l'autre (la collectivit&#233;) en contrepartie du versement par cette derni&#232;re d'une prime d&#233;finitivement acquise &#224; la banque. Ces instruments sont le Cap (taux plafond), le Floor (taux plancher) et le Collar (la combinaison d'un Cap et d'un Floor).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une caract&#233;ristique commune &#224; l'ensemble des op&#233;rations de couverture ou de garantie est de jouer sur un notionnel, c'est-&#224;-dire une dette de r&#233;f&#233;rence, les contrats r&#233;els n'&#233;tant pas affect&#233;s par l'op&#233;ration.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le FRA (Future Rate Agreement) [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb1&quot; name=&quot;nh1&quot; id=&quot;nh1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[1] Les d&#233;finitions ci-apr&#232;s sont inspir&#233;es de celles donn&#233;es dans Michel (...)' &gt;1&lt;/a&gt;] :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est un accord sur un taux futur. Dans un Fra emprunteur, par exemple, une banque et une collectivit&#233; conviennent d'un pr&#234;t notionnel &#224; un taux convenu que la banque consentira &#224; la collectivit&#233; &#224; l'issue d'une p&#233;riode T1 (dite p&#233;riode d'attente) et pendant une p&#233;riode T2 qui est la dur&#233;e de l'op&#233;ration proprement dite.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La banque et la collectivit&#233; se facturent uniquement des diff&#233;rences d'int&#233;r&#234;ts entre le taux convenu et le taux effectif &#224; l'issue de la p&#233;riode T1.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans ce cas, le Fra n'engendre pas la conclusion d'une op&#233;ration de pr&#234;t ou d'emprunt avec la banque mais seulement le r&#232;glement entre la banque et la collectivit&#233; du diff&#233;rentiel d'int&#233;r&#234;t.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le SWAP :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il correspond &#224; un contrat d'&#233;change de taux d'int&#233;r&#234;t. C'est un contrat d'&#233;change de notionnel de deux dettes de diff&#233;rente nature, entre une banque et une collectivit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par exemple, lors d'un &#233;change, par un swap, d'une dette &#224; taux fixe conte une dette &#224; taux index&#233;, la collectivit&#233; se fait verser par la banque des int&#233;r&#234;ts &#224; taux fixe compt&#233;s sur la capital notionnel, tandis qu'elle lui r&#232;gle, sur le m&#234;me capital, des int&#233;r&#234;ts &#224; taux index&#233;, ceux-ci pouvant &#234;tre d&#233;finis par r&#233;f&#233;rence &#224; diff&#233;rents index du march&#233; (Tam, Euribor 3 mois&#8230;).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il peut aussi s'agir d'un &#233;change de flux d'int&#233;r&#234;t dans des devises diff&#233;rentes. Par contre, il n'y a pas d'&#233;change de capital (sauf pour les Swaps en devises). Seul le diff&#233;rentiel de taux d'int&#233;r&#234;t entre le taux fixe et le taux index&#233; fait l'objet d'un versement.
Le Swap peut &#234;tre un moyen pour la collectivit&#233; de modifier une indexation sans pour autant changer le contrat initial d'emprunt.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le contrat de Cap :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est un contrat de garantie de taux plafond. Il s'apparente &#224; une assurance o&#249;, moyennant le paiement d'une prime, la collectivit&#233; endett&#233;e &#224; taux index&#233; se garantit un taux d'int&#233;r&#234;t maximum cens&#233; ne pas d&#233;passer un certain seuil quelle que soit l'&#233;volution des taux du march&#233;. Ce contrat conditionnel, conclu pour un montant fix&#233; et pour une dur&#233;e d&#233;termin&#233;e, porte donc sur une comparaison de deux taux :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#183;	l'un fix&#233; &#224; l'avance appel&#233; &#171; taux d'exercice &#187;, dont le niveau est convenu entre les deux parties,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#183;	l'autre &#224; un taux index&#233; de r&#233;f&#233;rence.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'exercice du Cap est automatique d&#232;s lors que le taux index&#233; observable pour la p&#233;riode de r&#233;f&#233;rence est sup&#233;rieur au taux d'exercice du Cap (dans ce cas, la banque verse le diff&#233;rentiel &#224; la collectivit&#233;). Dans le cas contraire, la garantie de taux ne joue pas.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le Floor :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il correspond &#224; un contrat de garantie de taux plancher. C'est une op&#233;ration sym&#233;trique du Cap qui permet de garantir &#224; l'investisseur un taux de placement fictif minimum. Comme le Cap, il est conclu avec une banque pour un montant d&#233;termin&#233; et moyennant le paiement d'une prime. Il porte sur la comparaison d'un taux index&#233; (dit &#171; taux de r&#233;f&#233;rence &#187;), et d'un taux fix&#233; d'avance (le taux d'exercice).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un Floor utilis&#233; seul pr&#233;sente peu d'int&#233;r&#234;t pour la collectivit&#233; dont la strat&#233;gie est de se pr&#233;munir contre les hausses de taux et non contre les baisses. Un Floor n'a donc d'utilit&#233; que s'il est associ&#233; &#224; un Cap, le co&#251;t du Cap &#233;tant compens&#233; par le Floor.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le COLLAR (ou Tunnel) :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est un contrat de garantie de taux plafond et de taux &quot;plancher&quot;. C'est un syst&#232;me mixte qui associe un Cap (achet&#233; par la collectivit&#233;) et un Floor (achet&#233; par la banque).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans la pratique, les niveaux des prix d'exercice du Cap et du Floor sont fix&#233;s de mani&#232;re &#224; ce que les deux primes se compensent, on parle alors de syst&#232;me &#224; prime nulle.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De plus, les conditions d'emprunt &#233;voluent dans un &#171; tunnel &#187; plus ou moins large : la collectivit&#233; est couverte contre une hausse de l'indice de r&#233;f&#233;rence, tandis que la banque est couverte contre une baisse de ce m&#234;me indice.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il convient de noter que le recours aux instruments de couverture peut comporter des risques qui sont :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#183;	une mauvaise anticipation des taux, qui peut augmenter le poids de la dette au lieu de l'all&#233;ger,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#183;	un risque de contrepartie. Toute collectivit&#233; qui passe un contrat de couverture prend un risque de contrepartie, si l'&#233;tablissement avec lequel il a &#233;t&#233; conclu fait d&#233;faut.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il semble, cependant, que les D&#233;riv&#233;s ont donn&#233; un souffle nouveau &#224; la gestion de la dette. Une gestion active de la dette ne peut pas se faire sans ce type de produits. La part belle est donc faite aux D&#233;riv&#233;s, Swap, et autres Cap de protection.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La combinaison de ce type de D&#233;riv&#233;s de taux permet de constituer des produits structur&#233;s &#171; sur mesure &#187; pour accompagner au mieux les collectivit&#233;s locales dans leur volont&#233; de r&#233;duction des frais financiers et de diversification des risques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais est-ce que les risques associ&#233;s &#224; la souscription &#224; ce type de produits structur&#233;s sont adapt&#233;s aux collectivit&#233;s locales ? Le recours aux produits structur&#233;s complexes est-il optimal pour les collectivit&#233;s locales ? En effet, concentrer la gestion active de ses emprunts uniquement sur la r&#233;duction des frais financiers est une d&#233;marche certes n&#233;cessaire mais insuffisante : une r&#233;flexion plus large doit &#234;tre entreprise dans le cadre d'une optimisation globale des finances locales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;A suivre...&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh1&quot; name=&quot;nb1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Les d&#233;finitions ci-apr&#232;s sont inspir&#233;es de celles donn&#233;es dans Michel Klopfer &#8211; &#171; l'emprunt &#187; - Gestion financi&#232;re des collectivit&#233;s locales (Michel Klopfer -4eme &#233;dition-&#233;dition Le Moniteur, 2005), p.604 &#224; 611&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>L'agent g&#233;n&#233;ral d'assurance et l'option pour le r&#233;gime fiscal des salari&#233;s</title>
		<link>http://www.cdroit.com/spip.php?article34</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.cdroit.com/spip.php?article34</guid>
		<dc:date>2007-12-19T10:50:31Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien CHATEAUNEUF</dc:creator>

<category domain="http://www.cdroit.com/spip.php?rubrique11">9.2. G&#233;rer son Entreprise</category>


		<description>Les commissions vers&#233;es &#224; un agent g&#233;n&#233;ral d'assurance peuvent, &#224; sa demande, &#234;tre impos&#233;es selon les r&#232;gles pr&#233;vues en mati&#232;re de traitements et salaires. &lt;br /&gt;Explications, par Julien Chateauneuf. &lt;br /&gt;Avant de d&#233;tailler les r&#232;gles fiscales applicables, rappelons le statut de l'agent g&#233;n&#233;ral d'assurance. &lt;br /&gt;1. Quel statut ? &lt;br /&gt;Trois &#233;l&#233;ments caract&#233;risent le statut de l'agent. &lt;br /&gt;_ Il vend et g&#232;re les produits d'une ou plusieurs compagnies d'assurance : il est r&#233;mun&#233;r&#233; par les commissions qu'elles lui versent. (...)


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&lt;a href="http://www.cdroit.com/spip.php?rubrique11" rel="directory"&gt;9.2. G&#233;rer son Entreprise&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les commissions vers&#233;es &#224; un agent g&#233;n&#233;ral d'assurance peuvent, &#224; sa demande, &#234;tre impos&#233;es selon les r&#232;gles pr&#233;vues en mati&#232;re de traitements et salaires.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Explications, par Julien Chateauneuf.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avant de d&#233;tailler les r&#232;gles fiscales applicables, rappelons le statut de l'agent g&#233;n&#233;ral d'assurance.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;1. Quel statut ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Trois &#233;l&#233;ments caract&#233;risent le statut de l'agent.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;_ Il vend et g&#232;re les produits d'une ou plusieurs compagnies d'assurance : il est r&#233;mun&#233;r&#233; par les commissions qu'elles lui versent.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;_ L'agent g&#233;n&#233;ral d'assurance est un professionnel ind&#233;pendant : en l'absence de lien de subordination, il ne saurait &#234;tre consid&#233;r&#233;, sur le plan juridique, comme un salari&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;_ Enfin, l'agent g&#233;n&#233;ral d'assurance est un mandataire : il agit au nom et pour le compte des compagnies qu'il repr&#233;sente.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;2. Quelle fiscalit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les commissions vers&#233;es &#224; l'agent ont la nature de b&#233;n&#233;fices non commerciaux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Toutefois, l'agent peut b&#233;n&#233;ficier, sur option, du r&#233;gime fiscal des salari&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;3. Les conditions de l'option :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'option est possible si les conditions suivantes sont r&#233;unies.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;_ D'abord, les commissions vers&#233;es &#224; l'agent doivent &#234;tre int&#233;gralement d&#233;clar&#233;es par les compagnies d'assurance.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En principe, cette condition ne pr&#233;sente pas de difficult&#233;s particuli&#232;res : en vertu de l'article 240 du Code g&#233;n&#233;ral des imp&#244;ts, une compagnie d'assurance a l'obligation de d&#233;clarer &#224; l'administration les commissions de ses agents.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;_ Ensuite, l'agent ne doit pas b&#233;n&#233;ficier d'autres revenus professionnels, &#224; l'exception de courtages et autres r&#233;mun&#233;rations accessoires se rattachant directement &#224; l'exercice de son activit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;_ Le montant brut de ces courtages et autres r&#233;mun&#233;rations accessoires ne doit pas exc&#233;der 10 % du montant brut des commissions.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;4. Pourquoi opter ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Deux facteurs peuvent inciter l'agent &#224; opter pour le r&#233;gime des traitements et salaires.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;_ &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le facteur administratif :&lt;/i&gt; par exemple, l'absence d'adh&#233;sion &#224; une association de gestion agr&#233;&#233;e, sanctionn&#233;e en mati&#232;re de b&#233;n&#233;fices non commerciaux (le r&#233;sultat imposable est alors major&#233; de 25 %), n'a aucune incidence en mati&#232;re de traitements et salaires.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;_ &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le facteur financier :&lt;/i&gt; ainsi, sous le r&#233;gime des frais r&#233;els, l'agent peut d&#233;duire l'ensemble des d&#233;penses expos&#233;es dans le cadre de sa profession. Il est m&#234;me autoris&#233; &#224; amortir ses immobilisations professionnelles.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Toutefois, l'int&#233;r&#234;t de l'option m&#233;rite d'&#234;tre nuanc&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;_ &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Sur le plan administratif :&lt;/i&gt; le r&#233;gime des traitements et salaires ne dispense pas l'agent de ses obligations comptables (tenue d'un livre-journal et d'un registre des immobilisations et des amortissements).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;_ &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Sur le plan financier :&lt;/i&gt; il est parfois plus int&#233;ressant pour l'agent de pratiquer une d&#233;duction forfaitaire de ses frais professionnels.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La d&#233;duction forfaitaire des frais professionnels est possible, concernant les traitements et salaires, quels que soient le chiffre d'affaires de l'agent et son r&#233;gime au regard de la TVA.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A l'inverse, concernant les b&#233;n&#233;fices non commerciaux, ce mode de d&#233;duction suppose que :&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li class=&quot;spip&quot;&gt; le montant du chiffre d'affaires, hors taxes, r&#233;alis&#233; par l'agent, n'exc&#232;de pas 27 000 &#8364; ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li class=&quot;spip&quot;&gt; l'agent ne soit pas soumis &#224; la TVA.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La d&#233;duction forfaitaire est &#233;gale &#224; 34 % du montant des recettes brutes annuelles pour les b&#233;n&#233;fices non commerciaux, contre 10 % pour les traitements et salaires, mais apr&#232;s imputation :&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li class=&quot;spip&quot;&gt; des commissions r&#233;troc&#233;d&#233;es &#224; des confr&#232;res ou allou&#233;es &#224; des sous-agents ; &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li class=&quot;spip&quot;&gt; des cotisations sociales vers&#233;es dans le cadre de r&#233;gimes obligatoires.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon les cas, l'imposition de l'agent selon les r&#232;gles des b&#233;n&#233;fices non commerciaux sera donc pr&#233;f&#233;rable.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;5. Comment opter ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'option est adress&#233;e au service des imp&#244;ts du lieu d'exercice de la profession.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Elle doit &#234;tre formul&#233;e avant le 1er mars de l'ann&#233;e d'imposition concern&#233;e (avant le 1er mars 2008 pour les revenus de l'ann&#233;e 2008).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Elle demeure valable, tant qu'elle n'a pas &#233;t&#233; express&#233;ment d&#233;nonc&#233;e par l'agent.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;6. Comment d&#233;noncer l'option ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La d&#233;nonciation, comme l'option, est communiqu&#233;e au service des imp&#244;ts du lieu d'exercice de la profession avant le 1er mars de l'ann&#233;e d'imposition concern&#233;e (avant le 1er mars 2009 pour les revenus de l&#8216;ann&#233;e 2009).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi en est-il de l'option pour le r&#233;gime fiscal des salari&#233;s&#8230; et de sa d&#233;nonciation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Collectivit&#233;s locales : le recours &#224; l'emprunt devient in&#233;luctable</title>
		<link>http://www.cdroit.com/spip.php?article33</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.cdroit.com/spip.php?article33</guid>
		<dc:date>2007-12-09T11:09:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas DAVILA</dc:creator>

<category domain="http://www.cdroit.com/spip.php?rubrique33">7.4. La dette des collectivit&#233;s locales</category>


		<description>Nicolas Davila est responsable de la strat&#233;gie de la Royal Bank of Scotland (RBS), pour le d&#233;veloppement de ses activit&#233;s de &#171; March&#233;s D&#233;riv&#233;s &#187; en Europe Continentale. &lt;br /&gt;Parmi ses clients, les collectivit&#233;s locales. Son r&#244;le : &#171; restructurer &#187; leur dette. &lt;br /&gt;Il publie, sur Cdroit, le r&#233;sultat de ses recherches sur la gestion active de la dette des collectivit&#233;s locales. &lt;br /&gt;Voici son premier article. &lt;br /&gt;Les d&#233;penses des collectivit&#233;s locales sont en plein essor depuis la d&#233;centralisation, sans que leurs (...)


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&lt;a href="http://www.cdroit.com/spip.php?rubrique33" rel="directory"&gt;7.4. La dette des collectivit&#233;s locales&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nicolas Davila est responsable de la strat&#233;gie de la Royal Bank of Scotland (RBS), pour le d&#233;veloppement de ses activit&#233;s de &#171; March&#233;s D&#233;riv&#233;s &#187; en Europe Continentale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Parmi ses clients, les collectivit&#233;s locales. Son r&#244;le : &#171; restructurer &#187; leur dette.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il publie, sur Cdroit, le r&#233;sultat de ses recherches sur la gestion active de la dette des collectivit&#233;s locales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Voici son premier article.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les d&#233;penses des collectivit&#233;s locales sont en plein essor depuis la d&#233;centralisation, sans que leurs ressources se soient d&#233;velopp&#233;es : l'&#233;volution de leur cadre institutionnel le confirme (1). C'est pourquoi l'emprunt est devenu un levier de l'investissement des collectivit&#233;s locales (2).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;1.	Le cadre institutionnel des Collectivit&#233;s locales &#233;volue :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La France n'a eu de cesse, depuis la R&#233;volution fran&#231;aise, de vaciller entre une volont&#233; &#171; jacobine de centralisation &#187; et des aspirations de d&#233;centralisation inh&#233;rentes &#224; la pens&#233;e &#171; girondine &#187;. Ces clivages politiques, issus de la R&#233;volution fran&#231;aise restent encore vivaces en mati&#232;re d'organisation administrative, plus de deux cents ans apr&#232;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il n'est pas ais&#233; d'entreprendre une histoire des collectivit&#233;s territoriales qui, si elles n'ont &#233;t&#233; consacr&#233;es que par la Constitution du 27 Octobre 1946, ont une r&#233;alit&#233; beaucoup plus ancienne si l'on consid&#232;re les seuls d&#233;partements et communes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Leur histoire se confond alors avec celle de la &#171; d&#233;centralisation &#187;. C'est-&#224;-dire le lent mouvement de reconnaissance d'une autonomie juridique au profit d'entit&#233;s locales, de taille plus r&#233;duite que l'Etat, et distinctes de celui-ci sur le plan du droit &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb2-1&quot; name=&quot;nh2-1&quot; id=&quot;nh2-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[1] Bonnard Maryvonne &#8211; &#171; Les Origines &#187; - Les Collectivit&#233;s territoriales en (...)' &gt;1&lt;/a&gt;]. En France, la centralisation, legs de la monarchie, n'a &#233;t&#233; que bri&#232;vement remise en cause lors des premi&#232;res ann&#233;es de la R&#233;volution, notamment par les lois de 1789 qui d&#233;coupent le territoire en D&#233;partements. La p&#233;riode de la Convention, puis celle du Premier Empire marquent le retour au centralisme ; ce n'est qu'apr&#232;s 1830 que se d&#233;veloppent vraiment les th&#232;mes de la d&#233;centralisation et des libert&#233;s locales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La mont&#233;e en puissance des r&#233;gions, d&#233;sireuses de conqu&#233;rir de nouvelles comp&#233;tences (Universit&#233;s, service public ferroviaire&#8230;), ont fait que la France, vieil Etat jacobin, a &#233;t&#233; de plus en plus amen&#233;e &#224; se diversifier.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les changements politiques intervenus en Mai et Juin 1981, avec l'&#233;lection du Pr&#233;sident de la R&#233;publique et d'une nouvelle majorit&#233; parlementaire ont provoqu&#233; un &#233;lan l&#233;gislatif en ce sens. Il s'agissait de marquer une rupture rapide et brutale avec la l&#233;gislation ant&#233;rieure. &#171; Plut&#244;t que de d&#233;poser un projet de loi englobant l'ensemble des questions li&#233;es &#224; la d&#233;centralisation, comme en 1978, le nouveau gouvernement pr&#233;senta un projet relatif aux droits et libert&#233;s des communes, d&#233;partements et r&#233;gions, promulgu&#233; le 2 mars 1982 &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb2-2&quot; name=&quot;nh2-2&quot; id=&quot;nh2-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[2] Bonnard Maryvonne - &#171; Le cadre l&#233;gislatif depuis 1982 &#187; Les Collectivit&#233;s (...)' &gt;2&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La loi elle-m&#234;me &#233;non&#231;ait qu'elle serait suivie d'autres lois qui viendraient la compl&#233;ter et approfondir la d&#233;centralisation, et qui pour la plupart d'entre elles ont en effet &#233;t&#233; adopt&#233;es entre 1982 et 1986. Les diverses &#233;lections qui se sont succ&#233;d&#233; apr&#232;s 1986 ont montr&#233; que la d&#233;centralisation pouvait &#234;tre soumise aux al&#233;as des alternances politiques. &#171; Mais si des innovations ont &#233;t&#233; introduites, les principes pos&#233;s en 1982 n'ont jamais &#233;t&#233; remis en cause. Il a fallu l'alternance compl&#232;te de 2002 pour que la premi&#232;re r&#233;vision constitutionnelle de grande ampleur, s'agissant des collectivit&#233;s territoriales, puisse &#234;tre adopt&#233;e. Celle-ci, qui inaugure un nouveau cycle de textes l&#233;gislatifs, marque ce que beaucoup ont appel&#233; l'acte II de la d&#233;centralisation, l'acte I d&#233;signant r&#233;trospectivement la p&#233;riode commenc&#233;e en 1982 &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb2-3&quot; name=&quot;nh2-3&quot; id=&quot;nh2-3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[3] Bonnard Maryvonne - &#171; La constitution et les Collectivit&#233;s territoriales (...)' &gt;3&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi, la r&#233;vision constitutionnelle du 28 Mars 2003 a inscrit dans le texte de la Constitution que &#171; l'organisation de la R&#233;publique est d&#233;centralis&#233;e &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb2-4&quot; name=&quot;nh2-4&quot; id=&quot;nh2-4&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[4] &#171; La Constitution fran&#231;aise de 1958 &#187; in Bonnard Maryvonne ibid., (...)' &gt;4&lt;/a&gt;]. Il faut y voir une victoire des Girondins : la France est de plus en plus d&#233;centralis&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Partant de ce postulat de transfert de certaines comp&#233;tences &#224; un niveau plus local, il semble primordial d'analyser les ressources auxquelles peuvent faire appel les collectivit&#233;s locales pour g&#233;rer ce surplus de responsabilit&#233;s, et d'investissements. Parmi le panel de solutions envisageables, l'emprunt occupe une place de choix.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;
2.	L'emprunt poss&#232;de d&#233;sormais un nouveau statut : la dette devient un levier de l'investissement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La dette est l'un des leviers habituels de l'investissement local : l'emprunt permet de compl&#233;ter les ressources propres de la collectivit&#233; locale tout en adaptant au mieux le financement de l'&#233;quipement &#224; son mode d'amortissement. L'environnement financier des collectivit&#233;s locales, marqu&#233; par des comp&#233;tences et un volume d'investissement accrus, conf&#232;re ainsi &#224; la dette un r&#244;le de plus en plus strat&#233;gique au sein des budgets locaux. Ce qui rend primordiale l'optimisation de la gestion des emprunts.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Dans ce contexte, l'investissement des collectivit&#233;s territoriales a &#233;galement, ces derni&#232;res ann&#233;es, chang&#233; de nature. L'effort d'&#233;quipement &quot;neuf&quot; consenti dans les ann&#233;es 1970-1980 se compl&#232;te d&#233;sormais d'un investissement &quot;de renouvellement&quot;, tout aussi important &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb2-5&quot; name=&quot;nh2-5&quot; id=&quot;nh2-5&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[5] Bruno Bourg-Broc- &#171; La place de l&amp;#39;emprunt dans le financement de (...)' &gt;5&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi, il semble que la n&#233;cessit&#233; d'entretenir le patrimoine public de m&#234;me que les futurs transferts de comp&#233;tences devraient accentuer le recours aux financements externes dans les prochaines ann&#233;es. L'importance &#233;conomique du secteur public se traduit par l'ampleur de l'investissement des collectivit&#233;s locales, qui repr&#233;sente aujourd'hui pr&#232;s de 10% du PIB, et 70% de l'investissement public. Les communes et leurs &#233;tablissements publics de coop&#233;ration intercommunale (EPCI) en r&#233;alisent la plus grande part (pr&#232;s de 60%), suivis par les D&#233;partements (30%) et les R&#233;gions (10%). L'ann&#233;e 2006 a ainsi &#233;t&#233; marqu&#233;e par la poursuite de l'effort d'&#233;quipement pour toutes les cat&#233;gories de collectivit&#233;s locales, soit + 9.8% (contre +7% en 2005). Ainsi, la croissance soutenue des investissements communaux et intercommunaux (plus de 22.2 Mds d'euros) ne faiblit pas depuis 2002 (+32% au total). &#171; Ces investissements communaux sont port&#233;s par les projets en mati&#232;re d'environnement, mais aussi en accompagnement de l'important effort de restructuration urbaine, qui n&#233;cessite des travaux significatifs de voirie et de r&#233;seaux &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb2-6&quot; name=&quot;nh2-6&quot; id=&quot;nh2-6&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[6] Bruno Bourg-Broc- &#171; La Dette, levier de l&amp;#39;investissement &#187; -La Gestion de (...)' &gt;6&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La cons&#233;quence directe de cette hausse des d&#233;penses d'&#233;quipement est que les collectivit&#233;s locales doivent compl&#233;ter leurs ressources propres par le recours &#224; l'emprunt. &#171; Les emprunts nouveaux se sont &#233;lev&#233;s pour le secteur public territorial &#224; 186 Mds d'euros en 2005, le total du stock de dette s'&#233;levant &#224; 89.7 Mds d'euros &#224; la fin 2005. En ce qui concerne la dette des Villes moyennes, &#224; proprement parler, l'encours s'&#233;l&#232;ve &#224; 5.4 Mds d'euros et repr&#233;sente environ 1 074 &#8364;/hab. &#224; la fin de l'ann&#233;e 2005.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Face cet accroissement chronique de la dette, une gestion active appara&#238;t comme une solution efficace et n&#233;cessaire pour faire face &#224; l'&#233;troitesse des marges de man&#339;uvre fiscales et aux nombreux transferts de comp&#233;tence vers les collectivit&#233;s locales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;A suivre&#8230;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh2-1&quot; name=&quot;nb2-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 2-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Bonnard Maryvonne &#8211; &#171; Les Origines &#187; - Les Collectivit&#233;s territoriales en France &#8211; La documentation fran&#231;aise, Paris, 2005 (Collection Les Notices)- p.5.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh2-2&quot; name=&quot;nb2-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 2-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] Bonnard Maryvonne - &#171; Le cadre l&#233;gislatif depuis 1982 &#187; Les Collectivit&#233;s territoriales en France &#8211; La documentation fran&#231;aise, Paris, 2005 (Collection Les Notices)- p.12.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh2-3&quot; name=&quot;nb2-3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 2-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;] Bonnard Maryvonne - &#171; La constitution et les Collectivit&#233;s territoriales &#187; Les Collectivit&#233;s territoriales en France &#8211; La documentation fran&#231;aise, Paris, 2005 (Collection Les Notices)- p.20.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh2-4&quot; name=&quot;nb2-4&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 2-4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;] &#171; La Constitution fran&#231;aise de 1958 &#187; in Bonnard Maryvonne ibid., p.10.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh2-5&quot; name=&quot;nb2-5&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 2-5&quot;&gt;5&lt;/a&gt;] Bruno Bourg-Broc- &#171; La place de l'emprunt dans le financement de l'investissement local &#187; -La Gestion de la Dette : Quelle Strat&#233;gie adopter ?- F&#233;d&#233;ration des Maires de villes moyennes, 2006 (Collection Rep&#232;res municipaux), p.17&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh2-6&quot; name=&quot;nb2-6&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 2-6&quot;&gt;6&lt;/a&gt;] Bruno Bourg-Broc- &#171; La Dette, levier de l'investissement &#187; -La Gestion de la Dette : Quelle Strat&#233;gie adopter ?- F&#233;d&#233;ration des Maires de villes moyennes, 2006 (Collection Rep&#232;res municipaux), p.11&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Nouveaut&#233;s fiscales issues du &quot;Projet de loi de finances pour 2008&quot;</title>
		<link>http://www.cdroit.com/spip.php?article32</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.cdroit.com/spip.php?article32</guid>
		<dc:date>2007-12-04T21:45:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mactar DIALLO</dc:creator>

<category domain="http://www.cdroit.com/spip.php?rubrique5">10.1. Droit Fiscal</category>


		<description>L'expos&#233; des principales r&#233;formes envisag&#233;es dans le cadre du &quot;Projet loi de finances pour 2008&quot; (PLF 2008), par Mactar Diallo. &lt;br /&gt;Trois points m&#233;ritent notre attention. &lt;br /&gt;I. - NOUVEAUTE SUR LES DIVIDENDES DES PARTICULIERS : &lt;br /&gt;L'am&#233;nagement du r&#233;gime fiscal et social des dividendes per&#231;us par les particuliers est pr&#233;vu par l'article 6 du PLF 2008. Cet article institue une option permettant au contribuable d'opter en faveur d'un pr&#233;l&#232;vement lib&#233;ratoire &#224; la source de 18 % sur les dividendes des soci&#233;t&#233;s (...)


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&lt;a href="http://www.cdroit.com/spip.php?rubrique5" rel="directory"&gt;10.1. Droit Fiscal&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;L'expos&#233; des principales r&#233;formes envisag&#233;es dans le cadre du &quot;Projet loi de finances pour 2008&quot; (PLF 2008), par Mactar Diallo.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Trois points m&#233;ritent notre attention.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;I. - NOUVEAUTE SUR LES DIVIDENDES DES PARTICULIERS :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'am&#233;nagement du r&#233;gime fiscal et social des dividendes per&#231;us par les particuliers est pr&#233;vu par l'article 6 du PLF 2008. Cet article institue une option permettant au contribuable d'opter en faveur d'un pr&#233;l&#232;vement lib&#233;ratoire &#224; la source de 18 % sur les dividendes des soci&#233;t&#233;s europ&#233;ennes, l'imposition au bar&#232;me de l'imp&#244;t sur le revenu, apr&#232;s abattements, demeurant le r&#233;gime de droit commun.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi, pour les dividendes per&#231;us &#224; compter du 1er janvier 2008, le contribuable pourrait sur option les soumettre &#224; un pr&#233;l&#232;vement forfaitaire lib&#233;ratoire de l'imp&#244;t sur le revenu (IR) au taux de 18 %. Comme pour les pr&#233;l&#232;vements sociaux (11 %), l'assiette d'imposition serait constitu&#233;e du montant brut des dividendes vers&#233;s, cela signifiant que les abattements de 40% et/ou de 3 050 euros pour un couple (ou 1 525 euros pour un c&#233;libataire), voire la d&#233;duction des frais de garde ne seront pas applicables.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Outre le fait que cette option ne donnerait pas droit &#224; un cr&#233;dit d'imp&#244;t, l'option propos&#233;e ne s'appliquerait pas :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;* aux revenus pris en compte pour la d&#233;termination du b&#233;n&#233;fice imposable d'une entreprise industrielle, commerciale, artisanale ou agricole, ou d'une profession non commerciale ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;* aux revenus pay&#233;s &#224; des personnes d&#233;tenant, directement ou indirectement, plus de 25 % des droits de vote ou des droits dans les b&#233;n&#233;fices sociaux de la soci&#233;t&#233; distributrice. Ce seuil de d&#233;tention ne doit pas avoir &#233;t&#233; d&#233;pass&#233; &#224; un moment quelconque au cours des cinq ann&#233;es pr&#233;c&#233;dant le paiement des revenus ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;* aux revenus aff&#233;rents aux titres d&#233;tenus dans un plan d'&#233;pargne en actions.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour les contribuables non soumis au taux marginal de l'IR (40 %), un arbitrage devra &#234;tre effectu&#233; afin de d&#233;terminer l'&#233;ventuel avantage d'une option pour le pr&#233;l&#232;vement lib&#233;ratoire. En effet, pour qu'une telle option pr&#233;sente un avantage &#171; notoire &#187;, il convient de percevoir des dividendes d'un montant suffisamment &#233;lev&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi, selon des applications num&#233;riques, en-dessous d'un montant de dividendes distribu&#233;s de 19 800 euros pour un contribuable c&#233;libataire, veuf ou divorc&#233;, le choix du pr&#233;l&#232;vement lib&#233;ratoire n'est pas fiscalement avantageux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour un couple soumis &#224; la tranche marginale de l'IR (40 %), l'option n'est pertinente que si le montant des dividendes per&#231;us est sup&#233;rieur &#224; 40 000 euros.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le b&#233;n&#233;fice de l'option pour le pr&#233;l&#232;vement lib&#233;ratoire s'accro&#238;t donc en fonction de l'importance du dividende. Aussi &#233;tant son caract&#232;re optionnel, les contribuables devront rester vigilants sur leur choix et s&#233;lectionner le syst&#232;me qui leur est le plus favorable.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce d'autant plus qu'en cas d'option pour le pr&#233;l&#232;vement lib&#233;ratoire, non seulement la CSG (5,8 %) ne serait plus d&#233;ductible, comme cela est d&#233;j&#224; le cas pour les revenus d'obligations faisant l'objet d'un pr&#233;l&#232;vement lib&#233;ratoire forfaitaire, mais le contribuable pourrait aussi &#234;tre priv&#233; de toute possibilit&#233; de d&#233;fiscalisation.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'option pour le pr&#233;l&#232;vement lib&#233;ratoire serait exerc&#233;e par le contribuable au plus tard lors de l'encaissement des revenus : elle serait irr&#233;vocable pour cet encaissement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Enfin, d&#232;s lors que cette option est exerc&#233;e, l'&#233;tablissement payeur (ou la soci&#233;t&#233; qui verse le dividende) est tenu de d&#233;clarer le montant et d'effectuer une retenue &#224; la source au profit du Tr&#233;sor. Les pr&#233;l&#232;vements sociaux seraient dans tous les cas pris &#224; la source.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;II. - FISCALITE DES REVENUS OBLIGATAIRES ET SEUIL D'IMPOSITION DES PLUS-VALUES SUR TITRES :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les modifications &#224; intervenir en mati&#232;re de fiscalit&#233; des revenus d'actions, en particulier en ce qui concerne le taux du pr&#233;l&#232;vement lib&#233;ratoire, n&#233;cessitent des mesures de coordination en ce qui concerne l'imposition des plus-values.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;2.1. - Seuil d'imposition des revenus sur titres :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le seuil d'imposition des plus-values de cession de valeurs mobili&#232;res prend en compte le montant des cessions et non celui des plus-values r&#233;alis&#233;es. Pour att&#233;nuer l'effet contraignant de ce syst&#232;me, un m&#233;canisme d'abattement d'un tiers est pr&#233;vu par ann&#233;e de d&#233;tention au-del&#224; de la cinqui&#232;me par l'article 150-0 D bis du Code g&#233;n&#233;ral des imp&#244;ts (CGI).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avec la crise des &#171; subprimes &#187; un contribuable peut &#234;tre oblig&#233; d'effectuer des arbitrages. Avec un syst&#232;me comportant un effet seuil, seuil tr&#232;s bas puisqu'il n'est que de 20 000 euros, le contribuable subit la taxation de l'ensemble de la plus-value.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour assurer la coordination avec le rel&#232;vement des taux, le seuil de cession en de&#231;&#224; duquel les contribuables sont exon&#233;r&#233;s d'imp&#244;t sur le revenu au titre des plus-values devrait passer de 20 000 euros &#224; 25 000 euros.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;2.2. - Hausse du taux applicable sur les plus-values sur revenus d'actions ou d'obligations :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le taux de pr&#233;l&#232;vement forfaitaire lib&#233;ratoire sur les coupons d'obligations et de produits de taux, et sur option, voire plus globalement sur les plus-values de cession de valeurs mobili&#232;res et de droits sociaux, serait align&#233; sur le nouveau r&#233;gime d'imposition des dividendes. Ce taux passerait donc de 16 &#224; 18 %, augment&#233; des pr&#233;l&#232;vements sociaux (11 %).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce rel&#232;vement des taux serait l'une des cons&#233;quences de la suppression de l'imp&#244;t de Bourse (voir ci-apr&#232;s), propos&#233; par les d&#233;put&#233;s. Le nouveau taux de 18 % s'appliquerait aux cessions r&#233;alis&#233;es &#224; compter du 1er janvier 2008.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aussi il y aurait un int&#233;r&#234;t en l'&#233;tat actuel de la l&#233;gislation &#224; r&#233;aliser des cessions d'actions ou d'obligations avant la fin de l'ann&#233;e, d&#232;s lors que le seuil de 20 000 euros (pour l'ann&#233;e 2007) serait d&#233;pass&#233;, puisque la plus-value serait soumise &#224; une imposition de 27 % (16 % + 11 % de pr&#233;l&#232;vements sociaux) plut&#244;t qu' &#224; une imposition de 29 % (18 % + 11 %).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;III. - SUPPRESSION DE L'IMPOT SUR LES OPERATIONS DE BOURSE :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette suppression r&#233;sulte d'un article additionnel &#224; l'article 6 du projet et propos&#233; par les d&#233;put&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Adopt&#233; par la commission des finances de l'Assembl&#233;e nationale, cette mesure supprimant l'imp&#244;t de Bourse serait applicable &#224; compter du 1er janvier 2008. En effet, cet imp&#244;t cr&#233;e des distorsions concurrentielles pour les interm&#233;diaires financiers &#233;tablis en France vis-&#224;-vis de leurs concurrents &#233;trangers. Cette distorsion s'accentue avec l'entr&#233;e en vigueur de la directive sur les march&#233;s d'instruments financiers (MIF) qui comporte notamment le principe de &#171; meilleure ex&#233;cution &#187; des ordres par les interm&#233;diaires. Ce principe constitue un facteur de remise en cause de l'imp&#244;t de bourse puisqu'il incite les soci&#233;t&#233;s de gestion fran&#231;aises &#224; s&#233;lectionner des interm&#233;diaires &#233;trangers pour &#233;conomiser l'imp&#244;t et obtenir plus ais&#233;ment le meilleur rapport qualit&#233;/prix recherch&#233; pour leurs mandants.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La l&#233;gislation actuelle fait peser sur les ordres de Bourse d&#233;passant le seuil d'exon&#233;ration (environ 7 830 euros), une imposition de 0,30 % sur la partie comprise entre 7 830 et 153 000 euros et de 0,15 % au-del&#224; de 153 000 euros (avec un plafond &#224; 610 euros par transaction).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Cet article a &#233;t&#233; publi&#233; le 24 novembre 2007 sur le site du DJCE de Strasbourg : www.djce.free.fr&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>L'encadrement de l'atteinte l&#233;gitime au secret m&#233;dical</title>
		<link>http://www.cdroit.com/spip.php?article31</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.cdroit.com/spip.php?article31</guid>
		<dc:date>2007-11-27T16:39:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Cyril CARRIERE</dc:creator>

<category domain="http://www.cdroit.com/spip.php?rubrique27">7.3. Secret m&#233;dical et droit de propri&#233;t&#233;</category>


		<description>La l&#233;gitimit&#233; de certaines violations du secret m&#233;dical ne doit pas nous conduire &#224; ouvrir la bo&#238;te de Pandore (voir, en ce sens, Vers une th&#233;orie g&#233;n&#233;rale de l'atteinte l&#233;gitime au secret m&#233;dical, publi&#233; le 10 novembre 2007). &lt;br /&gt;La lev&#233;e du secret m&#233;dical n&#233;cessite un encadrement, notamment lorsqu'elle est justifi&#233;e par la recherche de la v&#233;rit&#233; judiciaire. &lt;br /&gt;La conclusion de notre dossier consacr&#233; au secret m&#233;dical, par Cyril Carri&#232;re. &lt;br /&gt;Pour que la lev&#233;e du secret m&#233;dical soit valable, on pourrait envisager de la (...)


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&lt;a href="http://www.cdroit.com/spip.php?rubrique27" rel="directory"&gt;7.3. Secret m&#233;dical et droit de propri&#233;t&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La l&#233;gitimit&#233; de certaines violations du secret m&#233;dical ne doit pas nous conduire &#224; ouvrir la bo&#238;te de Pandore (voir, en ce sens, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Vers une th&#233;orie g&#233;n&#233;rale de l'atteinte l&#233;gitime au secret m&#233;dical&lt;/i&gt;, publi&#233; le 10 novembre 2007).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La lev&#233;e du secret m&#233;dical n&#233;cessite un encadrement, notamment lorsqu'elle est justifi&#233;e par la recherche de la v&#233;rit&#233; judiciaire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La conclusion de notre dossier consacr&#233; au secret m&#233;dical, par Cyril Carri&#232;re.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour que la lev&#233;e du secret m&#233;dical soit valable, on pourrait envisager de la soumettre &#224; des crit&#232;res inspir&#233;s de ceux mis en avant dans la loi du 6 ao&#251;t 2004 relative au traitement des informations &#224; caract&#232;re personnel, modifiant la loi Informatique Fichiers et Libert&#233;s du 6 janvier 1978 [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb4-1&quot; name=&quot;nh4-1&quot; id=&quot;nh4-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[1] www.cnil.fr' &gt;1&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Serait ainsi l&#233;gitime l'atteinte port&#233;e au secret m&#233;dical &#224; condition, d'abord, qu'elle respecte un principe de loyaut&#233;. Cette exigence laisserait au juge le soin de v&#233;rifier que la communication des informations en cause s'est faite dans le respect des r&#232;gles proc&#233;durales applicables. Un contr&#244;le de la l&#233;galit&#233; de la proc&#233;dure serait ainsi possible afin d'assurer le respect des int&#233;r&#234;ts en pr&#233;sence.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ensuite, cet examen devrait passer par la d&#233;termination de la finalit&#233; de la communication des informations m&#233;dicales. V&#233;ritable cl&#233; de vo&#251;te de l'&#233;difice de 1978, repris dans la loi de 2004, le principe de finalit&#233; pr&#233;sente l'avantage d'accorder au juge (ou au m&#233;decin-expert) un droit de regard sur l'opportunit&#233; de la violation du secret m&#233;dical. L'atteinte au secret m&#233;dical serait ainsi l&#233;gitime si elle permettait de prot&#233;ger un int&#233;r&#234;t individuel strictement d&#233;fini et identifi&#233;. Elle le serait &#233;galement si elle assurait la protection de la soci&#233;t&#233; contre un risque latent mais certain [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb4-2&quot; name=&quot;nh4-2&quot; id=&quot;nh4-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[2] Dans le premier cas, on prot&#232;ge les droits de la d&#233;fense dans le cadre (...)' &gt;2&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La lic&#233;it&#233; de l'atteinte passe encore par le respect du principe de proportionnalit&#233;. Seules les informations qui sont pertinentes, ad&#233;quates et non excessives au regard de la finalit&#233; poursuivie pourraient justifier la lev&#233;e du secret. Les crit&#232;res de pertinence et d'ad&#233;quation renvoient aux caract&#232;res strictement utile et n&#233;cessaire des informations. La non excessivit&#233;, quant &#224; elle, implique d'&#233;tablir une balance d'int&#233;r&#234;ts entre l'exigence de v&#233;rit&#233; judiciaire et les cons&#233;quences d'une violation du secret m&#233;dical sur l'intimit&#233; ou la dignit&#233; du patient.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Enfin, seule devrait &#234;tre l&#233;gitime l'atteinte au secret m&#233;dical faite apr&#232;s information du patient.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;S'il est th&#233;oriquement envisageable de requ&#233;rir le consentement pr&#233;alable de la personne concern&#233;e, il est toutefois &#224; craindre que le patient s'oppose quasi-syst&#233;matiquement &#224; la lev&#233;e du secret m&#233;dical. Pourquoi, en effet, accepterait-il de voir divulgu&#233;s des &#233;l&#233;ments pouvant le desservir ? Certes, un contr&#244;le au titre de l'abus de droit serait alors envisageable, mais ne servirait qu'&#224; ralentir la proc&#233;dure suivie. Il est n&#233;anmoins essentiel de m&#233;nager ses int&#233;r&#234;ts : sans qu'il consente &#224; la communication de son dossier m&#233;dical, le patient devra &#234;tre avis&#233; des informations divulgu&#233;es et de la possibilit&#233; qui lui est laiss&#233;e de former un recours (dans ce cas, la charge de la preuve de l'ill&#233;gitimit&#233; de l'atteinte lui incombera).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour conclure, l'objectif de notre d&#233;marche est de servir de cadre directeur au contr&#244;le que devront exercer le juge ou l'expert.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous devons n&#233;anmoins nous interroger sur l'opportunit&#233; d'une reconnaissance de l'atteinte au secret m&#233;dical. Le m&#233;decin n'est pas un auxiliaire de justice. Malgr&#233; ce, un r&#233;cent courant l&#233;gislatif d'inspiration s&#233;curitaire essaie d'appliquer, en mati&#232;re m&#233;dicale, les m&#234;mes obligations que celles impos&#233;es &#224; l'avocat depuis les r&#233;centes &#233;volutions l&#233;gislatives. Prolongeant la logique du rapport B&#233;nisti d'octobre 2004, les professionnels de sant&#233;, comme tous les autres citoyens, deviendraient ainsi des &#171; collaborateurs effectifs de la justice &#187;. C'est ainsi que la d&#233;lation, vieux d&#233;mon d'une &#233;poque si proche en fin de compte, se retrouverait dor&#233;navant au service de la manifestation de la v&#233;rit&#233; judiciaire. Justifie-t-elle pour autant toutes les atteintes, faisant fi de nos libert&#233;s les plus fondamentales ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'atteinte au secret m&#233;dical peut, dans certaines hypoth&#232;ses, s'av&#233;rer louable et n&#233;cessaire. Gardons-nous pour l'instant de toutes g&#233;n&#233;ralit&#233;s et pr&#233;f&#233;rons le pragmatisme. Comme le disait &#224; juste titre Jean Giraudoux, &#171; il est des v&#233;rit&#233;s qui peuvent tuer un peuple &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb4-3&quot; name=&quot;nh4-3&quot; id=&quot;nh4-3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[3] Electre, acte 2, Sc&#232;ne 8' &gt;3&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Fin de notre dossier consacr&#233; au secret m&#233;dical&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh4-1&quot; name=&quot;nb4-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 4-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] www.cnil.fr&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh4-2&quot; name=&quot;nb4-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 4-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] Dans le premier cas, on prot&#232;ge les droits de la d&#233;fense dans le cadre d'un proc&#232;s, dans l'autre, on &#233;vite la contamination de personnes innocentes en raison d'un comportement nuisible &#224; chacun. Tel serait le cas d'un s&#233;ropositif entretenant des relations sexuelles non prot&#233;g&#233;es, en connaissance de cause.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh4-3&quot; name=&quot;nb4-3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 4-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;] Electre, acte 2, Sc&#232;ne 8&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Vers une th&#233;orie g&#233;n&#233;rale de l'atteinte l&#233;gitime au secret m&#233;dical</title>
		<link>http://www.cdroit.com/spip.php?article30</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.cdroit.com/spip.php?article30</guid>
		<dc:date>2007-11-10T14:41:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Cyril CARRIERE</dc:creator>

<category domain="http://www.cdroit.com/spip.php?rubrique27">7.3. Secret m&#233;dical et droit de propri&#233;t&#233;</category>


		<description>Appr&#233;hend&#233; &#224; travers le prisme de la propri&#233;t&#233; (voir, &#224; ce sujet, L'&#233;mergence d'un nouveau droit au secret m&#233;dical, publi&#233; le 29 septembre 2007), la possibilit&#233; se dessine de lever le secret m&#233;dical afin de prot&#233;ger des int&#233;r&#234;ts sup&#233;rieurs. L'article 17 de la D&#233;claration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 est particuli&#232;rement &#233;clairant de notre propos. Cet article &#233;nonce que la propri&#233;t&#233; est un droit inviolable et sacr&#233; dont nul ne peut &#234;tre priv&#233;, &#171; si ce n'est lorsque la n&#233;cessit&#233; publique, l&#233;galement (...)

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&lt;a href="http://www.cdroit.com/spip.php?rubrique27" rel="directory"&gt;7.3. Secret m&#233;dical et droit de propri&#233;t&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Appr&#233;hend&#233; &#224; travers le prisme de la propri&#233;t&#233; (voir, &#224; ce sujet, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#233;mergence d'un nouveau droit au secret m&#233;dical,&lt;/i&gt; publi&#233; le 29 septembre 2007), la possibilit&#233; se dessine de lever le secret m&#233;dical afin de prot&#233;ger des int&#233;r&#234;ts sup&#233;rieurs. L'article 17 de la D&#233;claration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 est particuli&#232;rement &#233;clairant de notre propos. Cet article &#233;nonce que la propri&#233;t&#233; est un droit inviolable et sacr&#233; dont nul ne peut &#234;tre priv&#233;, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; si ce n'est lorsque la n&#233;cessit&#233; publique, l&#233;galement constat&#233;e, l'exige &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En substance, ce texte vient rappeler que pour fondamental que soit le droit de propri&#233;t&#233;, des atteintes l&#233;gitimes sont envisageables.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La suite de notre dossier consacr&#233; au secret m&#233;dical, par Cyril Carri&#232;re.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'importance du secret m&#233;dical vient du fait qu'il constitue &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; une valeur fondamentale de toute soci&#233;t&#233; soucieuse d'assurer la protection de la dignit&#233; de ses membres &#187;&lt;/i&gt; [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb5-1&quot; name=&quot;nh5-1&quot; id=&quot;nh5-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[1] P. Sargos &#171; Les principes d&amp;#39;immunit&#233; et de l&#233;gitimit&#233; en mati&#232;re de secret (...)' &gt;1&lt;/a&gt;]. C'est pour cette raison qu'on lui pr&#234;te les qualit&#233;s de droit g&#233;n&#233;ral et absolu, afin d'en garantir l'inviolabilit&#233;. Mais ces caract&#233;ristiques constituent aussi un obstacle &#224; la d&#233;fense d'autres imp&#233;ratifs.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;1 -&lt;/strong&gt; Avec le droit au secret m&#233;dical, une n&#233;cessaire conciliation doit s'op&#233;rer entre la protection des int&#233;r&#234;ts individuels et l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb5-2&quot; name=&quot;nh5-2&quot; id=&quot;nh5-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[2] Th. Massis &#171; Sant&#233;, droit de la personnalit&#233; et libert&#233; d&amp;#39;information &#187;, (...)' &gt;2&lt;/a&gt;]. La protection de la Sant&#233; constitue une limitation l&#233;gitime &#224; la libert&#233; d'information (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;i.e.&lt;/i&gt; informer et &#234;tre inform&#233;). Mais la Sant&#233; concerne &#233;galement l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Autant la Cour Europ&#233;enne des Droits de l'Homme (CEDH) que la Cour de cassation admettent le bien-fond&#233; d'atteintes au secret m&#233;dical. Ainsi, serait l&#233;gitime la r&#233;v&#233;lation d'une information, m&#234;me relevant de la vie priv&#233;e, d&#232;s lors qu'elle est utile &#224; l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, sauf &#224; porter atteinte de mani&#232;re trop s&#233;v&#232;re &#224; la dignit&#233; de la personne. La justification d'une telle violation du secret m&#233;dical pourrait d&#232;s lors se fonder sur l'existence d'un &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; imp&#233;rieux motif l&#233;gitime &#187;&lt;/i&gt; [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb5-3&quot; name=&quot;nh5-3&quot; id=&quot;nh5-3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[3] P. Sargos &#171; Les principes d&amp;#39;immunit&#233; et de l&#233;gitimit&#233; en mati&#232;re de secret (...)' &gt;3&lt;/a&gt;]. Dans une d&#233;cision de 1997, la CEDH a admis que le besoin l&#233;gitime de v&#233;rifier les informations fournies par la requ&#233;rante justifiait l'atteinte au secret m&#233;dical [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb5-4&quot; name=&quot;nh5-4&quot; id=&quot;nh5-4&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[4] CEDH 27 ao&#251;t 1997, affaire n&#176;74/1996/693/885, M. S. c/ Su&#232;de' &gt;4&lt;/a&gt;]. Ne sont-ce pas les pr&#233;mices d'une reconnaissance g&#233;n&#233;rale de l'atteinte l&#233;gitime au secret ? Plus r&#233;cemment, dans le volet europ&#233;en de l'affaire F. Mitterrand [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb5-5&quot; name=&quot;nh5-5&quot; id=&quot;nh5-5&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[5] CEDH 18 mai 2004, Soci&#233;t&#233; Plon c/ France' &gt;5&lt;/a&gt;], la Cour a reconnu qu'un &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; besoin social imp&#233;rieux &#187;&lt;/i&gt; justifiait de faire pr&#233;valoir la libert&#233; d'expression sur la protection du secret m&#233;dical.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il n'est ni possible ni souhaitable d'admettre en toutes hypoth&#232;ses la pr&#233;&#233;minence de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral pour justifier la lev&#233;e du secret. Pourtant, le strict respect du secret m&#233;dical peut parfois donner naissance &#224; un trouble qu'il faut faire cesser. Une r&#233;cente d&#233;cision du Conseil constitutionnel du 12 ao&#251;t 2004 [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb5-6&quot; name=&quot;nh5-6&quot; id=&quot;nh5-6&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[6] Cons. Const. 12 ao&#251;t 2004, n&#176; 2004-504 DC' &gt;6&lt;/a&gt;], &#224; propos d'une loi sur l'assurance maladie, nous &#233;claire sur cette &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; relativit&#233; &#187;&lt;/i&gt; du secret m&#233;dical. Le Conseil y r&#233;affirme la pr&#233;&#233;minence du secret m&#233;dical tout en consacrant celle de la protection de la sant&#233; des patients (reconnue &#233;galement dans le Pr&#233;ambule de la Constitution de 1946). Ce faisant, il d&#233;cide que le secret m&#233;dical ne peut pas &#234;tre un frein &#224; la protection de la sant&#233;. Le secret m&#233;dical est donc un droit relatif. Il doit c&#233;der devant d'autres int&#233;r&#234;ts l&#233;gitimes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi, le l&#233;gislateur est venu instaurer un v&#233;ritable devoir de r&#233;v&#233;ler certaines informations dont le professionnel de sant&#233; peut avoir connaissance dans le cadre de son activit&#233;. C'est ainsi que l'art. 226-14 du Code P&#233;nal (CP) permet cette atteinte en cas de mauvais traitements sur un mineur ou sur une personne en situation de faiblesse. On con&#231;oit ais&#233;ment dans cette hypoth&#232;se que le m&#233;decin ne doive s'abstenir de r&#233;v&#233;ler cette information. A terme, la vie d'un &#234;tre humain est en jeu. L'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral et la protection des plus faibles pr&#233;valent. Mais la justification est beaucoup plus sp&#233;cieuse au regard d'autres dispositions qui font pr&#233;valoir des int&#233;r&#234;ts moins fondamentaux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;2 &#8211;&lt;/strong&gt; Par exemple, les articles L 3212-1 et s. du Code de la sant&#233; publique (CSP) reconnaissent &#224; un tiers la possibilit&#233; de d&#233;cider de l'hospitalisation forc&#233;e d'une personne. Cela n&#233;cessite l'&#233;tablissement et la transmission d'informations m&#233;dicales couvertes en th&#233;orie par le secret. Il est de bon ton de s'abriter derri&#232;re l'int&#233;r&#234;t du patient pour l&#233;gitimer de telles d&#233;rogations au principe.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette critique est &#233;galement valable en mati&#232;re de lutte contre la toxicomanie qui, en vertu des articles L 3412-1 et s. CSP autorise les &#233;changes m&#233;dico-judiciaires par principe prohib&#233;s. Serait-ce &#224; dire qu'un toxicomane a moins de droits qu'un autre malade [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb5-7&quot; name=&quot;nh5-7&quot; id=&quot;nh5-7&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[7] Loi du 18 mars 2003 pour la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure, n&#176;2003-239' &gt;7&lt;/a&gt;] ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Parmi les atteintes l&#233;gales consacr&#233;es au nom d'un int&#233;r&#234;t l&#233;gitime parfois douteux, comment ne pas &#233;voquer le signalement des personnes dangereuses instaur&#233; par la loi du 18 mars 2003 [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb5-8&quot; name=&quot;nh5-8&quot; id=&quot;nh5-8&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[8] Dictionnaire Permanent Bio&#233;thique et biotechnologies, n&#176;48 (...)' &gt;8&lt;/a&gt;] ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'art. 226-14, 3&#176; CP favorise une forme de violation du secret m&#233;dical incompatible avec les grands principes dominant le droit p&#233;nal. Dans un esprit s&#233;curitaire toujours plus fort, tout professionnel de sant&#233; ou de l'action sociale est autoris&#233; &#224; informer les autorit&#233;s comp&#233;tentes &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; du caract&#232;re dangereux pour elles-m&#234;mes ou pour autrui des personnes qui les consultent et dont ils savent qu'elles d&#233;tiennent une arme ou qu'elles ont manifest&#233; leur intention d'en acqu&#233;rir une &#187;&lt;/i&gt; [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb5-9&quot; name=&quot;nh5-9&quot; id=&quot;nh5-9&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[9] Loi du 18 mars 2003 pour la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure, n&#176;2003-239' &gt;9&lt;/a&gt;]. Cette situation recouvre des hypoth&#232;ses o&#249;, en l'absence de toute infraction, au stade de la r&#233;solution criminelle (donc avant toute tentative punissable), une r&#233;action sociale va na&#238;tre. S'il est l&#233;gitime de pr&#233;server l'int&#233;r&#234;t de la soci&#233;t&#233;, le risque encouru justifie-t-il une telle violation du secret m&#233;dical ? Ne serait-ce pas plut&#244;t une prise en charge m&#233;dicale qu'il faudrait mettre en place ? Apr&#232;s tout, il n'est pas certain que celui qui d&#233;sire acqu&#233;rir une arme le fasse et tente de tuer quelqu'un.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;3 -&lt;/strong&gt; Plus d&#233;licate encore est la question de la l&#233;gitimit&#233; de la violation du secret m&#233;dical fond&#233;e sur la recherche de la v&#233;rit&#233; judiciaire. Un principe d'immunit&#233; prot&#232;ge tout m&#233;decin de l'application d'une jurisprudence ancienne aux termes de laquelle &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; tout citoyen doit la v&#233;rit&#233; &#224; la justice lorsqu'il est interpell&#233; par elle &#187;&lt;/i&gt; [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb5-10&quot; name=&quot;nh5-10&quot; id=&quot;nh5-10&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[10] Crim. 26 juillet 1845, Almir-Charles Saint Pair, Bull. crim. 1845 (...)' &gt;10&lt;/a&gt;] Pourtant, n'est-ce pas le but de la justice que de permettre d'identifier et de punir les coupables et de faire valoir les droits des victimes ? En mati&#232;re m&#233;dicale, il est possible &#224; des professionnels de sant&#233; oeuvrant au sein d'une m&#234;me &#233;quipe m&#233;dicale de partager les informations relatives aux patients. La loi instaure une pr&#233;somption de consentement &#224; cette communication. La notion d'&#233;quipe m&#233;dicale se concilie difficilement avec les exigences strictes gouvernant le partage du secret. Au final, il semble possible d'y inclure des professionnels de sant&#233; qui n'&#233;tablissent avec le patient qu'une relation m&#233;dicale incidente et dont les comp&#233;tences ne pr&#233;sentent pour lui qu'un int&#233;r&#234;t secondaire [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb5-11&quot; name=&quot;nh5-11&quot; id=&quot;nh5-11&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[11] Lamy Droit de la sant&#233;, octobre 2002, n&#176;270-10 s.' &gt;11&lt;/a&gt;]. Par analogie, il nous para&#238;trait judicieux d'adapter ce sch&#233;ma au profit des autorit&#233;s judiciaires. L'articulation m&#233;dico-judiciaire est, selon nous, une condition essentielle de la manifestation de la v&#233;rit&#233; judiciaire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est en tout cas la voie vers laquelle semble se diriger le juge, notamment depuis un arr&#234;t de la premi&#232;re Chambre civile de la Cour de cassation du 18 mars 1997 [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb5-12&quot; name=&quot;nh5-12&quot; id=&quot;nh5-12&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[12] Civ. 1&#232;re 18 mars 1997, JCP G 1999, II, 22829, rapp. P. Sargos : &#171; Il (...)' &gt;12&lt;/a&gt;]. Cette &#233;volution n'est pas propre au professionnel de sant&#233;. L'avocat y est &#233;galement soumis, en cas de suspicion de blanchiment d'argent, puisqu'il se doit de d&#233;noncer les faits et le client au B&#226;tonnier.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais reconna&#238;tre la l&#233;gitimit&#233; de certaines violations du secret m&#233;dical ne doit pas nous conduire &#224; ouvrir la boite de Pandore. Il nous faudra, pour conclure, nous concentrer sur l'encadrement de cette th&#233;orie de l'atteinte l&#233;gitime au secret m&#233;dical.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;
A suivre&#8230;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh5-1&quot; name=&quot;nb5-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 5-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] P. Sargos &#171; Les principes d'immunit&#233; et de l&#233;gitimit&#233; en mati&#232;re de secret professionnel m&#233;dical &#187;, n&#176;2&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh5-2&quot; name=&quot;nb5-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 5-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] Th. Massis &#171; Sant&#233;, droit de la personnalit&#233; et libert&#233; d'information &#187;, p.3564&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh5-3&quot; name=&quot;nb5-3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 5-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;] P. Sargos &#171; Les principes d'immunit&#233; et de l&#233;gitimit&#233; en mati&#232;re de secret professionnel m&#233;dical &#187;, pr&#233;cit&#233;, n&#176;10&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh5-4&quot; name=&quot;nb5-4&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 5-4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;] CEDH 27 ao&#251;t 1997, affaire n&#176;74/1996/693/885, M. S. c/ Su&#232;de&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh5-5&quot; name=&quot;nb5-5&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 5-5&quot;&gt;5&lt;/a&gt;] CEDH 18 mai 2004, Soci&#233;t&#233; Plon c/ France&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh5-6&quot; name=&quot;nb5-6&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 5-6&quot;&gt;6&lt;/a&gt;] Cons. Const. 12 ao&#251;t 2004, n&#176; 2004-504 DC&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh5-7&quot; name=&quot;nb5-7&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 5-7&quot;&gt;7&lt;/a&gt;] Loi du 18 mars 2003 pour la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure, n&#176;2003-239&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh5-8&quot; name=&quot;nb5-8&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 5-8&quot;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Dictionnaire Permanent Bio&#233;thique et biotechnologies&lt;/i&gt;, n&#176;48 s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh5-9&quot; name=&quot;nb5-9&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 5-9&quot;&gt;9&lt;/a&gt;] Loi du 18 mars 2003 pour la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure, n&#176;2003-239&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh5-10&quot; name=&quot;nb5-10&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 5-10&quot;&gt;10&lt;/a&gt;] Crim. 26 juillet 1845, Almir-Charles Saint Pair, Bull. crim. 1845 n&#176;245.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh5-11&quot; name=&quot;nb5-11&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 5-11&quot;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Lamy Droit de la sant&#233;&lt;/i&gt;, octobre 2002, n&#176;270-10 s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh5-12&quot; name=&quot;nb5-12&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 5-12&quot;&gt;12&lt;/a&gt;] Civ. 1&#232;re 18 mars 1997, JCP G 1999, II, 22829, rapp. P. Sargos : &#171; Il appartient au juge, lorsqu'une expertise impliquant l'acc&#232;s &#224; des informations couvertes par le secret m&#233;dical est n&#233;cessaire &#224; la manifestation de la v&#233;rit&#233;, de prescrire des mesures efficaces pour &#233;viter la divulgation de l'identit&#233; des malades ou consultants &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>La &#171; menace fiscale &#187; de l'assurance d&#233;c&#232;s-invalidit&#233; souscrite en garantie d'un emprunt professionnel</title>
		<link>http://www.cdroit.com/spip.php?article29</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.cdroit.com/spip.php?article29</guid>
		<dc:date>2007-10-25T22:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas GONZALEZ</dc:creator>

<category domain="http://www.cdroit.com/spip.php?rubrique11">9.2. G&#233;rer son Entreprise</category>


		<description>L'assurance d&#233;c&#232;s-invalidit&#233; (ADI) souscrite &#224; titre de couverture d'un pr&#234;t professionnel poss&#232;de certaines vertus fiscales qui la rendent avantageuse pour les comptes de l'entreprise. En effet, la d&#233;duction des cotisations du r&#233;sultat imposable est ici possible. Les atouts fiscaux &#224; court terme de ce type de produit d'assurance sont par cons&#233;quent int&#233;ressants. Qu'en est-il en revanche &#224; long terme ? Autrement dit, quelle est la fiscalit&#233; applicable lors de la r&#233;alisation du risque d&#233;c&#232;s ou invalidit&#233; ? (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;L'assurance d&#233;c&#232;s-invalidit&#233; (ADI) souscrite &#224; titre de couverture d'un pr&#234;t professionnel poss&#232;de certaines vertus fiscales qui la rendent avantageuse pour les comptes de l'entreprise. En effet, la d&#233;duction des cotisations du r&#233;sultat imposable est ici possible. Les atouts fiscaux &#224; court terme de ce type de produit d'assurance sont par cons&#233;quent int&#233;ressants. Qu'en est-il en revanche &#224; long terme ? Autrement dit, quelle est la fiscalit&#233; applicable lors de la r&#233;alisation du risque d&#233;c&#232;s ou invalidit&#233; ? El&#233;ments de r&#233;ponse, par Nicolas Gonzalez.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le cadre d'un pr&#234;t professionnel, une assurance souscrite sur la t&#234;te du chef d'entreprise emprunteur est syst&#233;matiquement exig&#233;e par la banque. Les primes (cotisations) sont d&#233;ductibles du r&#233;sultat imposable de l'entreprise dans la mesure o&#249; cette assurance est impos&#233;e par la banque. Celle-ci est d&#233;sign&#233;e b&#233;n&#233;ficiaire de l'indemnit&#233; que l'assureur doit verser en cas de r&#233;alisation du risque, et ce, &#224; concurrence des sommes dues. Ainsi, d&#232;s lors que l'emprunteur d&#233;c&#232;de ou est atteint d'une invalidit&#233; conform&#233;ment aux conditions pr&#233;vues au contrat avant que le pr&#234;t ne soit int&#233;gralement rembours&#233;, la compagnie d'assurance doit payer &#224; l'organisme pr&#234;teur le capital restant d&#251;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;1. EXPOSE DE LA &#171; MENACE FISCALE &#187; :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il r&#233;sulte de ce remboursement &#224; la banque par l'assureur un apurement du passif et corr&#233;lativement une augmentation de l'actif net de l'entreprise. Un profit imposable qui peut &#234;tre lourd de cons&#233;quences. L'imposition peut toutefois &#234;tre &#233;tal&#233;e sur 5 ans maximum, &#224; condition de ne pas c&#233;der l'entreprise ou d'aboutir &#224; une cessation d'activit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par ailleurs, il est important de souligner que dans l'hypoth&#232;se o&#249; il s'agit d'une entreprise individuelle, les h&#233;ritiers de l'exploitant doivent faire face &#224; la majoration des droits de succession du fait de l'augmentation de l'actif successoral.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; Exemple :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Voyons une illustration qui permet de prendre conscience que les atouts fiscaux &#224; court terme de l'ADI peuvent &#234;tre contrebalanc&#233;s par des effets pervers &#224; long terme :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;M. Ladeillie, menuisier-&#233;b&#233;niste, exp&#233;riment&#233; et talentueux, souhaite s'installer &#224; son compte avec la pr&#233;cieuse collaboration de son &#233;pouse. Le montant de l'investissement relatif &#224; son projet est cons&#233;quent. Les machines, ainsi que l'entrep&#244;t qu'il souhaite acqu&#233;rir n&#233;cessitent un financement bancaire. Une banque lui octroie le pr&#234;t. Celle-ci exige n&#233;anmoins de sa part la souscription d'une ADI outre bien entendu quelques garanties classiques. Elle le rassure en lui indiquant que de toute fa&#231;on les cotisations de cette assurance sont int&#233;gralement d&#233;ductibles. Le pr&#234;t d'un montant de 200 000 &#8364; est sign&#233;, de m&#234;me que l'ADI. Plein d'optimisme et d'entrain, l'activit&#233; d&#233;bute pour M. Ladeillie. Elle se termine malheureusement plus t&#244;t que pr&#233;vu. Non pas &#224; cause d'une mauvaise gestion, mais du fait du d&#233;c&#232;s de ce dernier sur la t&#234;te duquel &#233;tait prise l'assurance. Au jour du d&#233;c&#232;s, il appara&#238;t un solde de 150 000 &#8364; au titre du pr&#234;t. L'assureur rembourse alors cette somme &#224; la banque.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Du point de vue fiscal, il y a d'une part disparition au passif de l'entreprise de cette dette de pr&#234;t et d'autre part imposition du profit r&#233;sultant de l'augmentation de l'actif net. En l'occurrence, si on se base sur un taux marginal d'imposition de 50 %, les calculs sont &#233;difiants : 150 000 x 50 % = 75 000 &#8364;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mme Ladeillie doit donc faire face &#224; un nouveau coup dur. Celui-ci aurait pu &#234;tre att&#233;nu&#233; si elle avait &#233;t&#233; en mesure de poursuivre l'activit&#233;, car elle aurait alors pu b&#233;n&#233;ficier d'une mesure d'&#233;talement du remboursement des 75 000 &#8364; que le fisc est en droit de lui r&#233;clamer. Tel n'est pas le cas ici puisque Mme Ladeillie entend bien vendre l'entreprise... Comme si cela ne suffisait pas, un suppl&#233;ment non n&#233;gligeable de droits de successions &#224; payer s'ajoute aux malheurs financiers de la veuve accabl&#233;e.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; 2. LES SOLUTIONS EN REPONSE A LA &#171; MENACE FISCALE &#187; :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Plusieurs solutions sont envisageables afin de se pr&#233;munir contre de telles d&#233;rives fiscales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; a. Les solutions du technicien du droit : &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans la mesure o&#249; l'imposition r&#233;sulte ici de l'annulation de la dette au passif de l'entreprise, pourquoi ne pas envisager de demander au banquier que l'ADI soit souscrite au profit d'un des h&#233;ritiers (conjoint par exemple) ? Ainsi, en cas de paiement au conjoint de l'indemnit&#233; d'assurance, la dette subsiste au passif du bilan. Il n'y a donc pas de surplus d'imp&#244;t sur le revenu, ni de droits de succession suppl&#233;mentaires.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Inconv&#233;nient majeur &#224; cette solution : les banquiers s'opposeront n&#233;cessairement &#224; ce que l'indemnisation tombe entre les mains d'une tierce personne qui sera libre d'affecter ou non le &#171; p&#233;cule &#187; au remboursement du solde du pr&#234;t.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il convient alors de leur proposer une garantie sur cette indemnit&#233; d'assurance. Il existerait deux possibilit&#233;s :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;- Soit la conclusion d'une convention de d&#233;l&#233;gation aux termes de laquelle il est pr&#233;vu que l'assureur devra verser le capital entre les mains du banquier pour le compte des h&#233;ritiers.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;- Soit la conclusion d'une convention de nantissement de la police d'assurance au profit de l'&#233;tablissement bancaire.
Sur la question de la l&#233;galit&#233; d'un tel montage, il convient de conclure &#224; l'absence de qualification d'abus de droit : le but de ce montage n'est pas exclusivement de nature fiscale mais permet de sauver les h&#233;ritiers de la ruine qui les menace.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sur la question de la d&#233;duction des primes de l'ADI dans le cadre d'un tel montage, il y a lieu de consid&#233;rer celles-ci comme d&#233;ductibles. En effet, les primes vers&#233;es par l'entreprise ne sont d&#233;ductibles qu'&#224; la condition que la souscription de la police d'assurance-vie ait &#233;t&#233; impos&#233;e &#224; l'entreprise par une stipulation expresse du contrat de pr&#234;t. C'est l'hypoth&#232;se qui se pr&#233;sente quasi-syst&#233;matiquement de nos jours&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cela dit, les contrats propos&#233;s par les assureurs sont, pour la majorit&#233; des clients, des contrats dont la personnalisation est inenvisageable puisqu'il s'agit de contrats standardis&#233;s, &#233;tablis unilat&#233;ralement &#224; l'avance. Toutefois, selon un adage populaire : qui ne demande rien&#8230; !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; b. La solution du technicien de l'assurance :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les assureurs ont pris conscience de ce risque fiscal pesant sur la famille du chef d'entreprise et en ont profit&#233; pour proposer une assurance suppl&#233;mentaire &#224; l'ADI. L'objet de cette derni&#232;re est d'assurer le suppl&#233;ment d'imp&#244;t &#224; payer suite au remboursement des pr&#234;ts par l'ADI.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Cet article a &#233;t&#233; publi&#233; sur le site www.droitdesassurances.fr&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Soci&#233;t&#233;s en formation : les pr&#233;cautions &#224; prendre</title>
		<link>http://www.cdroit.com/spip.php?article28</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.cdroit.com/spip.php?article28</guid>
		<dc:date>2007-10-21T14:36:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien CHATEAUNEUF</dc:creator>

<category domain="http://www.cdroit.com/spip.php?rubrique10">9.1. Cr&#233;er-Acheter son Entreprise</category>


		<description>Premi&#232;res embauches, r&#233;servation d'un local, constitution d'un stock : la formation d'une soci&#233;t&#233; est une p&#233;riode d&#233;cisive. &lt;br /&gt;C'est aussi la p&#233;riode de tous les dangers. &lt;br /&gt;Les pr&#233;cautions &#224; prendre, par Julien Chateauneuf. &lt;br /&gt;Pour une meilleure compr&#233;hension du sujet, pr&#233;cisons, tout d'abord, en quoi consiste une soci&#233;t&#233; en formation : une soci&#233;t&#233; est dite en formation dans l'attente de son immatriculation au Registre du Commerce et des Soci&#233;t&#233;s (RCS). &lt;br /&gt;Ce moment d'attente n'est pas sans risque pour les associ&#233;s : en (...)


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&lt;a href="http://www.cdroit.com/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;9.1. Cr&#233;er-Acheter son Entreprise&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Premi&#232;res embauches, r&#233;servation d'un local, constitution d'un stock : la formation d'une soci&#233;t&#233; est une p&#233;riode d&#233;cisive.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est aussi la p&#233;riode de tous les dangers.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les pr&#233;cautions &#224; prendre, par Julien Chateauneuf.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour une meilleure compr&#233;hension du sujet, pr&#233;cisons, tout d'abord, en quoi consiste une soci&#233;t&#233; en formation : une soci&#233;t&#233; est dite en formation dans l'attente de son immatriculation au Registre du Commerce et des Soci&#233;t&#233;s (RCS).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce moment d'attente n'est pas sans risque pour les associ&#233;s : en l'absence d'immatriculation, la soci&#233;t&#233; est d&#233;pourvue de personnalit&#233; morale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D&#232;s lors, quiconque s'engage pour le compte d'une soci&#233;t&#233; en formation expose son patrimoine personnel.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cependant, une fois qu'elle est immatricul&#233;e, la soci&#233;t&#233; peut reprendre les actes pass&#233;s pour les besoins de l'entreprise.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans ce cas, la soci&#233;t&#233; se substitue aux signataires avec effet r&#233;troactif : les contrats sont r&#233;put&#233;s avoir &#233;t&#233; conclus d&#232;s l'origine par la soci&#233;t&#233;&#8230; &#224; condition de prendre les pr&#233;cautions qui s'imposent, sur le plan juridique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En effet, la reprise d'un acte pass&#233; pour le compte d'une soci&#233;t&#233; en formation appelle la plus grande vigilance, concernant la r&#233;daction de l'acte (1) et les formalit&#233;s &#224; accomplir (2).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;
1.	LA REDACTION DE L'ACTE :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Devra figurer dans l'acte la mention selon laquelle le signataire s'engage &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; pour le compte d'une soci&#233;t&#233; en formation. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est &#233;galement n&#233;cessaire de pr&#233;ciser les &#233;l&#233;ments permettant d'identifier la soci&#233;t&#233; (notamment sa d&#233;nomination et son futur si&#232;ge).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Bon &#224; savoir :&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est indispensable de rappeler dans l'acte que l'engagement est pris pour le compte de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais ce n'est pas suffisant : encore faut-il que le contrat soit effectivement conclu dans l'int&#233;r&#234;t de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A titre d'exemple : un emprunt souscrit par un associ&#233; pour l'achat de son logement ne sera pas repris par la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;2.	LES FORMALITES A ACCOMPLIR :
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A propos des formalit&#233;s &#224; accomplir, nos recommandations sont les suivantes&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#183;	&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;S'agissant d'un acte pass&#233; avant la signature des statuts :&lt;/i&gt; il est conseill&#233; de recenser cet acte dans un &#233;tat annex&#233; aux statuts.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#183;	&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;S'agissant d'un acte pass&#233; entre la signature des statuts et l'immatriculation de la soci&#233;t&#233; :&lt;/i&gt; le signataire devra agir en vertu d'un mandat des associ&#233;s constat&#233; soit dans les statuts, soit dans un acte s&#233;par&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce mandat pr&#233;cisera la nature et les modalit&#233;s des engagements pris pour le compte de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans ces deux hypoth&#232;ses, la reprise de l'acte interviendra du seul fait de l'immatriculation de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Bon &#224; savoir :&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si ces formalit&#233;s ne sont pas respect&#233;es, les associ&#233;s ont droit &#224; une seconde chance : suite &#224; l'immatriculation de la soci&#233;t&#233;, un acte peut &#234;tre repris gr&#226;ce &#224; une d&#233;cision sp&#233;ciale adopt&#233;e &#224; la majorit&#233; des associ&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En mati&#232;re fiscale, en revanche, les associ&#233;s auront droit &#224; des frayeurs suppl&#233;mentaires&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;
A suivre dans la m&#234;me rubrique : &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Soci&#233;t&#233;s en formation : les pi&#232;ges de la fiscalit&#233;.
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>L'&#233;mergence d'un nouveau droit au secret m&#233;dical</title>
		<link>http://www.cdroit.com/spip.php?article27</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.cdroit.com/spip.php?article27</guid>
		<dc:date>2007-09-29T00:59:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Cyril CARRIERE</dc:creator>

<category domain="http://www.cdroit.com/spip.php?rubrique27">7.3. Secret m&#233;dical et droit de propri&#233;t&#233;</category>


		<description>Les patients pris en charge par un professionnel de sant&#233; ou intervenant dans le syst&#232;me de sant&#233; jouissent d'un pouvoir de contr&#244;le sur les informations m&#233;dicales. Le Droit a donc contribu&#233; &#224; r&#233;server ces biens informationnels, faisant na&#238;tre un nouveau &#171; droit au secret m&#233;dical &#187;. C'est la conclusion &#224; laquelle parvenait Cyril Carri&#232;re, dans un premier article publi&#233; le 21 septembre dernier (L'information m&#233;dicale, objet particulier du secret m&#233;dical). &lt;br /&gt;En effet, le secret m&#233;dical ne s'exerce plus dans (...)


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&lt;a href="http://www.cdroit.com/spip.php?rubrique27" rel="directory"&gt;7.3. Secret m&#233;dical et droit de propri&#233;t&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Les patients pris en charge par un professionnel de sant&#233; ou intervenant dans le syst&#232;me de sant&#233; jouissent d'un pouvoir de contr&#244;le sur les informations m&#233;dicales. Le Droit a donc contribu&#233; &#224; r&#233;server ces biens informationnels, faisant na&#238;tre un nouveau &#171; droit au secret m&#233;dical &#187;. C'est la conclusion &#224; laquelle parvenait Cyril Carri&#232;re, dans un premier article publi&#233; le 21 septembre dernier (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'information m&#233;dicale, objet particulier du secret m&#233;dical&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En effet, le secret m&#233;dical ne s'exerce plus dans l'int&#233;r&#234;t collectif mais permet d'assurer la ma&#238;trise par le patient des informations le concernant. On assiste &#224; l'&#233;mergence d'une conception du secret m&#233;dical visant &#224; faire du patient le seul garant de ses int&#233;r&#234;ts. D'un devoir du m&#233;decin dont on sanctionnait les manquements, le secret m&#233;dical devient un droit du patient dont on sanctionne les atteintes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La suite de notre longue s&#233;rie consacr&#233;e au secret m&#233;dical, par Cyril Carri&#232;re.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La loi du 4 mars 2002 contribue &#224; faire du patient le ma&#238;tre des informations le concernant, alors que la jurisprudence suivie d'une doctrine majoritaire lui refuse la qualit&#233; de propri&#233;taire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;1 -&lt;/strong&gt; Certains auteurs ont soutenu que le secret m&#233;dical, portant sur des informations relatives &#224; la sant&#233; de la personne, prot&#233;geait l'intimit&#233; de sa vie priv&#233;e. Il int&#232;grerait la cat&#233;gorie des droits de la personnalit&#233;.
Ces droits sont n&#233;s de &#171; l'impossibilit&#233; d'analyser les rapports de la personne, avec les attributs qui lui sont propres, en termes de propri&#233;t&#233; &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb8-1&quot; name=&quot;nh8-1&quot; id=&quot;nh8-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[1] N. Mallet-Poujol, L&amp;#39;appropriation de l&amp;#39;information, &#233;ternelle chim&#232;re, (...)' &gt;1&lt;/a&gt;]. G&#233;n&#233;raux et absolus, ils ne sont pas en eux-m&#234;mes dot&#233;s d'une valeur p&#233;cuniaire. A ce titre, ils sont extra-patrimoniaux et de ce fait incessibles, inali&#233;nables et imprescriptibles [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb8-2&quot; name=&quot;nh8-2&quot; id=&quot;nh8-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[2] Pour une &#233;tude int&#233;ressante sur les droits de la personnalit&#233;, voir (...)' &gt;2&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'aucuns soutiennent, ainsi, que le droit de la personne sur les informations la concernant (nous inclurons les informations m&#233;dicales) devrait s'&#233;laborer sur la base du droit &#224; l'image [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb8-3&quot; name=&quot;nh8-3&quot; id=&quot;nh8-3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[3] N. Mallet-Poujol, L&amp;#39;appropriation de l&amp;#39;information, &#233;ternelle chim&#232;re, (...)' &gt;3&lt;/a&gt;]. Adh&#233;rant &#224; une approche dualiste-personnaliste que l'on rencontre en Droit d'auteur [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb8-4&quot; name=&quot;nh8-4&quot; id=&quot;nh8-4&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[4] Pour exemple, voir principalement : H. Desbois, Le Droit d&amp;#39;auteur en (...)' &gt;4&lt;/a&gt;], chaque droit se composerait d'une dominante &#233;conomique et morale. L'individu ne disposerait pas de son image (ni des informations m&#233;dicales), selon les r&#232;gles du droit de propri&#233;t&#233;, mais en exploiterait l'usage &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;via&lt;/i&gt; certaines autorisations expresses.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;2 -&lt;/strong&gt; S&#233;duisante, cette analyse pr&#234;te le flanc &#224; certaines critiques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tout d'abord, les droits de la personnalit&#233; sont un pis-aller que le professeur A. Lucas pr&#233;sente comme une &#171; n&#233;buleuse &#187; de droits disparates [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb8-5&quot; name=&quot;nh8-5&quot; id=&quot;nh8-5&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[5] A. Lucas, Propri&#233;t&#233; Litt&#233;raire et Artistique, Dalloz, Connaissance du (...)' &gt;5&lt;/a&gt;]. Ins&#233;rer le secret m&#233;dical au sein de cet ensemble d'&#233;l&#233;ments h&#233;t&#233;roclites aux relations impr&#233;cises et confuses ajoute aux brumes que nourrit la nature juridique des informations m&#233;dicales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ensuite, si le secret m&#233;dical relevait effectivement de la cat&#233;gorie des droits de la personnalit&#233;, il ne devrait pouvoir &#234;tre exerc&#233; que par son titulaire, et cesser avec sa mort. Trois observations sont &#224; formuler. En premier lieu, l'article L 1110-4 du Code de la sant&#233; publique (CSP), &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;in fine&lt;/i&gt;, encadre la lev&#233;e du secret m&#233;dical une fois la personne d&#233;c&#233;d&#233;e. C'est reconna&#238;tre que le secret survit au patient puisqu'il est interdit de r&#233;v&#233;ler certaines informations que ce dernier voulait taire. En deuxi&#232;me lieu, le secret m&#233;dical semble, eu &#233;gard &#224; une r&#233;cente jurisprudence de la CEDH, s'att&#233;nuer apr&#232;s un certain d&#233;lai [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb8-6&quot; name=&quot;nh8-6&quot; id=&quot;nh8-6&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[6] Soci&#233;t&#233; Plon c/ France du 18 mai 2004, affaire dite Fran&#231;ois (...)' &gt;6&lt;/a&gt;]. Bien que relevant de l'intimit&#233; de la vie priv&#233;e, la Cour n'h&#233;site pas &#224; admettre que le droit &#224; l'histoire puisse porter atteinte au secret m&#233;dical. Celui-ci se temporise, ce qui va &#224; l'encontre de son imprescriptibilit&#233; affirm&#233;e [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb8-7&quot; name=&quot;nh8-7&quot; id=&quot;nh8-7&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[7] Th. Massis Sant&#233;, droit de la personnalit&#233; et libert&#233; d&amp;#39;information, (...)' &gt;7&lt;/a&gt;]. En troisi&#232;me lieu, l'article L 1110-4 CSP, aux alin&#233;as 6 et 7, &#233;nonce qu'il est possible de lever le secret m&#233;dical pour d&#233;fendre d'autres int&#233;r&#234;ts que ceux du patient. Cette atteinte peut se faire en faveur d'un ayant droit, de la famille, mais aussi d'un proche ce qui est plus discutable. Notons &#233;galement que le m&#233;decin est autoris&#233; &#224; lever ce secret pour se d&#233;fendre [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb8-8&quot; name=&quot;nh8-8&quot; id=&quot;nh8-8&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[8] Crim 20 d&#233;c. 1967, Bull. crim. n&#176;338' &gt;8&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par ailleurs, le secret m&#233;dical n'est pas, en substance, inh&#233;rent &#224; la personne humaine. Il ne prot&#232;ge celle-ci qu'en qualit&#233; de patient, c'est-&#224;-dire lorsqu'elle est prise en charge par un professionnel de sant&#233; ou intervenant dans le syst&#232;me de sant&#233;. Il ne peut donc pas s'agir d'un v&#233;ritable droit de la personnalit&#233; puisque, pour acc&#233;der &#224; la protection qu'il assure, une relation m&#233;dicale doit s'instaurer. L'image et les informations m&#233;dicales ne peuvent pas suivre le m&#234;me r&#233;gime. Si la premi&#232;re est inh&#233;rente &#224; l'individu, ce dernier n'ayant sur son image aucun v&#233;ritable contr&#244;le, les secondes sont plus &#171; palpables &#187; et moins abstraites en ce qu'elles ne viennent &#224; la connaissance du m&#233;decin qu'apr&#232;s avoir &#233;t&#233; confi&#233;es par leur titulaire. Il y a un traitement, un travail sur ces donn&#233;es qui les objective.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Enfin, le secret m&#233;dical, ne prot&#232;ge pas la sant&#233; du patient mais des informations relatives &#224; celle-ci. L'objet du secret est donc un bien informationnel et non pas la personne humaine. Ce droit assure la protection des informations m&#233;dicales en ce qu'elles sont relatives &#224; un individu en particulier. Il ne faut pas confondre l'objet du secret m&#233;dical avec son contenu et sa finalit&#233; [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb8-9&quot; name=&quot;nh8-9&quot; id=&quot;nh8-9&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[9] Le contenu du secret m&#233;dical inclut une pr&#233;rogative particuli&#232;re, celle (...)' &gt;9&lt;/a&gt;]. Pourquoi lui conf&#233;rer la qualit&#233; de droit de la personnalit&#233; alors m&#234;me qu'il ne garantit pas l'int&#233;grit&#233; de la personne mais le contr&#244;le des informations la concernant ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;3-&lt;/strong&gt; Le secret m&#233;dical ne peut donc &#234;tre rang&#233; parmi les droit de la personnalit&#233;. Au mieux, il s'inscrit dans leur sillon. Autant la doctrine que la jurisprudence &#233;cartent l'hypoth&#232;se d'une appropriation de l'information, pourtant, serait-ce si abscond ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une des critiques principales &#224; cette appropriation de l'information m&#233;dicale repose sur le risque de patrimonialisation de la personne, lui permettant &#224; terme, et de mani&#232;re hasardeuse, de disposer d'elle-m&#234;me. Sa dignit&#233; est en jeu et doit &#234;tre pr&#233;serv&#233;e. Mais cette patrimonialisation tant d&#233;cri&#233;e n'est-elle pas d&#233;j&#224; en marche ? Le fait que l'on s'accorde sur la dimension &#233;conomique du droit &#224; l'image n'en est-il pas la preuve ? Mais force est de constater le rapprochement des sph&#232;res des droits patrimoniaux et extra-patrimoniaux. Certaines valeurs personnelles se voient soumises &#224; un r&#233;gime hybride empreint de droit des Biens et de Droit des personnes [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb8-10&quot; name=&quot;nh8-10&quot; id=&quot;nh8-10&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[10] J.M. Mousseron &#8211; J. Raynard &#8211; T. Revet, De la propri&#233;t&#233; comme (...)' &gt;10&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Derri&#232;re sa base personnaliste, le secret m&#233;dical pourrait d&#232;s lors s'analyser &#224; travers le prisme de la propri&#233;t&#233;. L'&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Usus&lt;/i&gt; serait le droit d'utiliser les informations m&#233;dicales, notamment pour se faire soigner. Le &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Fructus&lt;/i&gt; permettrait de r&#233;colter les fruits de ces informations. Tel serait, par exemple, le cas du traitement re&#231;u contribuant &#224; l'am&#233;lioration de l'&#233;tat de la personne. Enfin, l'&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Abusus&lt;/i&gt; serait une forme limit&#233;e du droit de disposer de ces informations, de les divulguer, de les d&#233;truire ou d'autoriser leur communication. N'est-ce pas, en pratique, ce que reconnaissent les droits institu&#233;s par la loi Informatique Fichier et Libert&#233; et l'article L 1110-4 CSP ? Cette limitation serait impos&#233;e par le n&#233;cessaire respect des dispositions des articles 6 et 16 du Code civil instaurant une r&#232;gle d'ordre public interdisant tout commerce sur les donn&#233;es personnelles. En outre, la propri&#233;t&#233;, pour absolue et fondamentale qu'elle soit, peut se voir appliquer certaines contraintes afin de la concilier avec d'autres int&#233;r&#234;ts. En cela, elle peut &#234;tre r&#233;duite, limit&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;S'il para&#238;t &#233;vident de ne pouvoir reconna&#238;tre au secret m&#233;dical la qualit&#233; de droit de propri&#233;t&#233; dans son acception la plus absolue, il faut n&#233;anmoins y reconna&#238;tre une forme att&#233;nu&#233;e dans ses attributs. Poursuivant la d&#233;monstration du professeur J.M. Mousseron, &#171; l'impossible ali&#233;nation des informations m&#233;dicales ne saurait interdire, dans son r&#233;gime de r&#233;servation, certaines caract&#233;ristiques essentielles de la propri&#233;t&#233; &#187;. Ce faisant, ne faudrait-il pas analyser le droit au secret m&#233;dical comme une propri&#233;t&#233; en substance, une &#171; quasi-propri&#233;t&#233; &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb8-11&quot; name=&quot;nh8-11&quot; id=&quot;nh8-11&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[11] Ibid' &gt;11&lt;/a&gt;], et faire de la propri&#233;t&#233; le mod&#232;le ? [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb8-12&quot; name=&quot;nh8-12&quot; id=&quot;nh8-12&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[12] Cette lecture pr&#233;sente l&amp;#39;int&#233;r&#234;t de l&#233;gitimer certaines atteintes au secret (...)' &gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;A suivre...&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh8-1&quot; name=&quot;nb8-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 8-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] N. Mallet-Poujol, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'appropriation de l'information, &#233;ternelle chim&#232;re&lt;/i&gt;, p.335&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh8-2&quot; name=&quot;nb8-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 8-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] Pour une &#233;tude int&#233;ressante sur les droits de la personnalit&#233;, voir notamment Pollaud-Dulian, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Droit moral et droit de la personnalit&#233;&lt;/i&gt;, JCP 1994, I, 3780&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh8-3&quot; name=&quot;nb8-3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 8-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;] N. Mallet-Poujol, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'appropriation de l'information, &#233;ternelle chim&#232;re&lt;/i&gt;, pr&#233;cit&#233;, p.335 : Toute personne a sur son image et sur l'utilisation qui en est faite un droit exclusif et peut s'opposer &#224; sa diffusion.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh8-4&quot; name=&quot;nb8-4&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 8-4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;] Pour exemple, voir principalement : H. Desbois, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Droit d'auteur en France&lt;/i&gt;, Dalloz, 1978&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh8-5&quot; name=&quot;nb8-5&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 8-5&quot;&gt;5&lt;/a&gt;] A. Lucas, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Propri&#233;t&#233; Litt&#233;raire et Artistique&lt;/i&gt;, Dalloz, Connaissance du droit, 2&#232;me &#233;dition, 2002, p.66&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh8-6&quot; name=&quot;nb8-6&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 8-6&quot;&gt;6&lt;/a&gt;] Soci&#233;t&#233; Plon c/ France du 18 mai 2004, affaire dite Fran&#231;ois Mitt&#233;rand&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh8-7&quot; name=&quot;nb8-7&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 8-7&quot;&gt;7&lt;/a&gt;] Th. Massis &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Sant&#233;, droit de la personnalit&#233; et libert&#233; d'information&lt;/i&gt;, p.3567 : Avec l'&#233;volution du temps, la Cour europ&#233;enne estime que le maintien de l'interdiction de la diffusion du livre Le grand secret, m&#234;me motiv&#233;e de fa&#231;on pertinente et suffisante, ne correspondait plus &#224; un besoin social imp&#233;rieux et s'av&#233;rait donc disproportionn&#233;e au but poursuivi.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh8-8&quot; name=&quot;nb8-8&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 8-8&quot;&gt;8&lt;/a&gt;] Crim 20 d&#233;c. 1967, Bull. crim. n&#176;338&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh8-9&quot; name=&quot;nb8-9&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 8-9&quot;&gt;9&lt;/a&gt;] Le contenu du secret m&#233;dical inclut une pr&#233;rogative particuli&#232;re, celle d'interdire la communication de l'objet de ce droit, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;i.e.&lt;/i&gt; l'information m&#233;dicale relative &#224; la personne du patient.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh8-10&quot; name=&quot;nb8-10&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 8-10&quot;&gt;10&lt;/a&gt;] J.M. Mousseron &#8211; J. Raynard &#8211; T. Revet, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;De la propri&#233;t&#233; comme mod&#232;le&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh8-11&quot; name=&quot;nb8-11&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 8-11&quot;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Ibid&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh8-12&quot; name=&quot;nb8-12&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 8-12&quot;&gt;12&lt;/a&gt;] Cette lecture pr&#233;sente l'int&#233;r&#234;t de l&#233;gitimer certaines atteintes au secret m&#233;dical. De plus, on pourrait sanctionner toutes les atteintes &#224; la propri&#233;t&#233; et tous ses empi&#232;tements. Ainsi, le vol serait applicable et le professionnel de sant&#233; plus s&#233;v&#232;rement sanctionn&#233; car, outre la violation du secret m&#233;dical, il encourrait une condamnation au titre de l'abus de confiance (Crim 22/09/2004, AJP 2005, n&#176; 1, p.22), dont les peines sont plus lourdes. L'objectif est de revenir &#224; des infractions classiques, en &#233;vitant cette actuelle pollution l&#233;gislative. Par exemple, le r&#233;cent art. L 161-36-1-A, al 5 et 7 instaurant une nouvelle infraction en marge du secret m&#233;dical, et sanctionnant le fait d'obtenir ou de tenter d'obtenir la communication d'informations m&#233;dicales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>L'information m&#233;dicale, objet particulier du secret m&#233;dical</title>
		<link>http://www.cdroit.com/spip.php?article26</link>
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		<dc:date>2007-09-21T15:17:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Cyril CARRIERE</dc:creator>

<category domain="http://www.cdroit.com/spip.php?rubrique27">7.3. Secret m&#233;dical et droit de propri&#233;t&#233;</category>


		<description>Depuis la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et &#224; la qualit&#233; du syst&#232;me de sant&#233;, &#224; l'instar du mod&#232;le anglo-saxon et de son legal privilege, le droit au secret m&#233;dical s'&#233;loigne de la personne du patient pour se rapprocher des informations m&#233;dicales dont il est le garant. Ne devient-il pas un droit des informations m&#233;dicales et partant un droit de propri&#233;t&#233; ? &lt;br /&gt;Face aux incertitudes, nous pr&#233;f&#233;rons analyser les enjeux de cette d&#233;stabilisante &#233;volution &#224; travers un prisme solide fond&#233; sur le (...)


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&lt;a href="http://www.cdroit.com/spip.php?rubrique27" rel="directory"&gt;7.3. Secret m&#233;dical et droit de propri&#233;t&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et &#224; la qualit&#233; du syst&#232;me de sant&#233;, &#224; l'instar du mod&#232;le anglo-saxon et de son &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;legal privilege&lt;/i&gt;, le droit au secret m&#233;dical s'&#233;loigne de la personne du patient pour se rapprocher des informations m&#233;dicales dont il est le garant. Ne devient-il pas un droit des informations m&#233;dicales et partant un droit de propri&#233;t&#233; ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Face aux incertitudes, nous pr&#233;f&#233;rons analyser les enjeux de cette d&#233;stabilisante &#233;volution &#224; travers un prisme solide fond&#233; sur le triptyque Valeur-Bien-Droit mis en lumi&#232;re par le professeur J M Mousseron [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb9-1&quot; name=&quot;nh9-1&quot; id=&quot;nh9-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[1] J.M. Mousseron, Valeurs, Biens, Droits, in M&#233;langes A. Breton - F. (...)' &gt;1&lt;/a&gt;]. Mais, du fait des sp&#233;cificit&#233;s du secret en mati&#232;re m&#233;dicale, une c&#233;sure est &#224; op&#233;rer entre les &#233;l&#233;ments certains de ce raisonnement, portant sur l'information m&#233;dicale et l'&#233;l&#233;ment incertain portant sur l'&#233;mergence d'un nouveau &#171; droit au secret m&#233;dical &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Voici le premier article d'une longue s&#233;rie consacr&#233;e au secret m&#233;dical.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par Cyril Carri&#232;re.
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans ses acceptions classique et moderne, l'information m&#233;dicale est au centre du secret m&#233;dical. Ne peut-on pas la consid&#233;rer comme une valeur identifi&#233;e juridiquement (A) ? Poursuivant ce raisonnement, n'est&#8211;t-elle pas qualifi&#233;e juridiquement (B) ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;A/ L'information m&#233;dicale, une valeur identifi&#233;e juridiquement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'information m&#233;dicale doit &#234;tre distingu&#233;e de l'infromation commune [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb9-2&quot; name=&quot;nh9-2&quot; id=&quot;nh9-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[2] Au sens de res communis, en ce sens N. Mallet-Poujol, L&amp;#39;appropriation de (...)' &gt;2&lt;/a&gt;], entrant dans le giron de la libert&#233; d'expression. Les informations m&#233;dicales ne rel&#232;vent pas d'un &#171; fonds documentaire &#187;. Ce sont des &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; informations &#224; caract&#232;re secret d&#233;tenues par une personne qui est d&#233;positaire soit par &#233;tat ou par profession, soit en raison d'une fonction ou d'une mission temporaire &#187;&lt;/i&gt; [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb9-3&quot; name=&quot;nh9-3&quot; id=&quot;nh9-3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[3] Article 226-13 du Code p&#233;nal' &gt;3&lt;/a&gt;]. L'appr&#233;ciation du caract&#232;re secret de l'information doit se faire par rapport &#224; la personne qui la re&#231;oit et non par rapport &#224; l'information elle-m&#234;me [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb9-4&quot; name=&quot;nh9-4&quot; id=&quot;nh9-4&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[4] Les informations m&#233;dicales sont celles &#171; concernant la personne venues &#224; (...)' &gt;4&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'art. L 1110-4 du Code de la sant&#233; publique (CSP) fait &#233;tat de deux grandes cat&#233;gories d'informations. L'une n'est qu'indirectement m&#233;dicale en ce qu'elle conduit &#224; prot&#233;ger tout ce qui est communiqu&#233; dans le cadre de la relation m&#233;dicale. Ces informations peuvent concerner la personne elle-m&#234;me (vie priv&#233;e, familiale ou professionnelle notamment) mais aussi n'avoir aucun lien avec elle. L'autre est purement m&#233;dicale, touchant &#224; la sant&#233; du patient (physique, morale, psychique etc.), et les informations aff&#233;rentes sont circonscrites &#224; la relation du patient avec le professionnel de sant&#233;. Bien qu'h&#233;t&#233;rog&#232;nes, ces informations n'en demeurent pas moins particuli&#232;res. Il peut s'agir de donn&#233;es brutes ou faisant l'objet d'un traitement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A cet &#233;gard, le d&#233;veloppement des techniques de collecte, de traitement et de communication des informations m&#233;dicales sont autant d'indices de leur valeur &#233;conomique. Mais pour &#234;tre consid&#233;r&#233;es comme des &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;valeurs&lt;/i&gt;, il est n&#233;cessaire qu'elles r&#233;pondent aux crit&#232;res d'utilit&#233; et de raret&#233;. Il est ais&#233; d'admettre que c'est gr&#226;ce &#224; ces informations que le patient peut se faire soigner. Si peu quantifiable qu'il soit, le profit existe et l'utilit&#233; des informations m&#233;dicales est donc bien r&#233;elle. En mati&#232;re de recherches m&#233;dicales, les donn&#233;es obtenues vont &#234;tre travaill&#233;es et conduire &#224; des r&#233;sultats pratiques. A partir de ceux-ci, leur b&#233;n&#233;ficiaire pourra, par exemple, savoir si un produit est efficace, conna&#238;tre les effets secondaires etc. L'objectif &#233;tant de proposer un produit correspondant &#224; la demande. Celui qui conna&#238;t ces informations sera plus riche que celui qui n'y a pas acc&#232;s. Elles pr&#233;sentent une certaine raret&#233; et une certaine utilit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Respectant ces deux crit&#232;res, l'information m&#233;dicale acc&#232;de au rang de valeur &#233;conomique, donc de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;valeur&lt;/i&gt; si l'on poursuit le raisonnement du professeur J.M. Mousseron.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avant de poursuivre notre d&#233;monstration, int&#233;ressons-nous &#224; l'affiliation juridique de cette information d'une nature particuli&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le cadre d'une relation m&#233;dicale, l'article L 1110-4 du CSP assure que &quot;toute personne [&#8230;] a droit au respect de sa vie priv&#233;e et du secret des informations la concernant&quot;. Cette disposition accorde une place privil&#233;gi&#233;e &#224; l'information m&#233;dicale au sein de la notion de vie priv&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi, les informations m&#233;dicales portent sur la sant&#233; du patient. Or, il est admis depuis longtemps que la sant&#233; rel&#232;ve de la sph&#232;re la plus &#233;troite de la vie priv&#233;e [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb9-5&quot; name=&quot;nh9-5&quot; id=&quot;nh9-5&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[5] Voir : Th. Massis Sant&#233;, droit de la personnalit&#233; et libert&#233; (...)' &gt;5&lt;/a&gt;]. Par cons&#233;quent, les informations m&#233;dicales rel&#232;vent &#233;galement de la vie priv&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;valeur,&lt;/i&gt; l'information m&#233;dicale peut alors &#234;tre qualifi&#233;e de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;bien&lt;/i&gt;, ce qu'il nous faut &#224; pr&#233;sent expliquer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;B/ L'information m&#233;dicale, une valeur qualifi&#233;e juridiquement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour le professeur J. M. Mousseron, l'information m&#233;dicale, en tant que &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;valeur&lt;/i&gt;, n'acquiert tout son sens qu'en s'exprimant sous la forme d'un &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;bien&lt;/i&gt; [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb9-6&quot; name=&quot;nh9-6&quot; id=&quot;nh9-6&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[6] J.M. Mousseron, Valeurs, Biens, Droits, pr&#233;cit&#233;' &gt;6&lt;/a&gt;]. En d'autres termes, il est n&#233;cessaire que la soci&#233;t&#233; prot&#232;ge cette information m&#233;dicale. Touchant &#224; la personne humaine et &#224; sa dignit&#233;, son entr&#233;e dans le circuit &#233;conomique est prohib&#233;e : le corps humain ne peut pas &#234;tre le si&#232;ge d'une exploitation commerciale et aucune atteinte ne peut lui &#234;tre port&#233;e en raison de son intangibilit&#233;. Toutes les informations relatives &#224; la sant&#233; du patient, voire &#224; sa personne, suivent le m&#234;me r&#233;gime par application de l'adage &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Accessorium sequitur principale&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Or assurer la protection des informations m&#233;dicales octroie avant tout au patient un contr&#244;le exclusif sur celles-ci.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A ce titre, se contenter du secret pour prot&#233;ger les informations m&#233;dicales ne permet pas de sanctionner les &#233;ventuelles atteintes &#224; la ma&#238;trise qu'on est en droit d'attendre sur de telles donn&#233;es relevant de l'intimit&#233; de la vie priv&#233;e. La n&#233;cessaire pr&#233;servation de ces valeurs impose de reconna&#238;tre le droit de conserver le contr&#244;le sur ces informations.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces biens informationnels sont, certes, d'une nature particuli&#232;re parce qu'immat&#233;riels. Ils ont n&#233;anmoins une valeur &#233;conomique. Ce sont des &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;biens&lt;/i&gt; devant &#234;tre reconnus comme tels juridiquement [&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nb9-7&quot; name=&quot;nh9-7&quot; id=&quot;nh9-7&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[7] M. Bibent, Le droit du traitement de l&amp;#39;information , Nathan Universit&#233;, (...)' &gt;7&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D&#232;s lors, le patient pris en charge par un professionnel de sant&#233; ou intervenant dans le syst&#232;me de sant&#233; jouit d'un pouvoir de contr&#244;le sur ces informations m&#233;dicales. Le Droit a donc contribu&#233; &#224; r&#233;server ces biens informationnels, faisant na&#238;tre un nouveau &#171; droit au secret m&#233;dical &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;A suivre...&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh9-1&quot; name=&quot;nb9-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 9-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] J.M. Mousseron, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Valeurs, Biens, Droits&lt;/i&gt;, in M&#233;langes A. Breton - F. Derrida, Dalloz 1991, p.227&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh9-2&quot; name=&quot;nb9-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 9-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] Au sens de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;res communis&lt;/i&gt;, en ce sens N. Mallet-Poujol, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'appropriation de l'information, &#233;ternelle chim&#232;re&lt;/i&gt;, Dalloz 1997, Chronique, p.331&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh9-3&quot; name=&quot;nb9-3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 9-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;] Article 226-13 du Code p&#233;nal&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh9-4&quot; name=&quot;nb9-4&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 9-4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;] Les informations m&#233;dicales sont celles &#171; concernant la personne venues &#224; la connaissance du professionnel de sant&#233;, ainsi qu'&#224; tous les professionnels intervenant dans le syst&#232;me de sant&#233;, de tout membre du personnel des &#233;tablissements ou organismes de sant&#233; et de toute autre personne en relation, de par ses activit&#233;s, avec ces &#233;tablissements ou organismes &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh9-5&quot; name=&quot;nb9-5&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 9-5&quot;&gt;5&lt;/a&gt;] Voir : Th. Massis Sant&#233;, droit de la personnalit&#233; et libert&#233; d'information, Gaz. Pal. 1er d&#233;cembre 2004, p. 3563&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh9-6&quot; name=&quot;nb9-6&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 9-6&quot;&gt;6&lt;/a&gt;] J.M. Mousseron, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Valeurs, Biens, Droits&lt;/i&gt;, pr&#233;cit&#233;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.cdroit.com/#nh9-7&quot; name=&quot;nb9-7&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;info notes 9-7&quot;&gt;7&lt;/a&gt;] M. Bibent, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le droit du traitement de l'information&lt;/i&gt; &lt;/i&gt;, Nathan Universit&#233;, &#233;d. ADBS 2000, p.6&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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